A bicyclette

 In La rubrique de Frédérique

A bicyclette, à tricyclette, quadricyclette, multicyclette, nous cheminons à travers de multiples cycles ; et c’est ce parcours que nous conduisons avec plus ou moins de brio qui inscrit sur la page vierge de l’avenir, l’existence que nous créons à mesure que nous pédalons !

Nous pouvons ralentir, accélérer, stopper, mettre le point mort… Point magique entre tous car à partir de lui, tout redevient possible !… Reprendre son souffle, repartir de plus belle dans la même direction, passer à la vitesse supérieure, emprunter de nouvelles trajectoires et explorer d’autres cycles encore inusités…
Mort, renaissance et cycles perpétuels de l’existence dans laquelle nous sommes passeurs, passagers, de passage.

Alors, quelle attitude adopter sur la selle du quotidien ?
Avançons-nous tête dans le guidon, regards rivés sur l’horizon ou inattentifs et perdus dans nos multiples rêveries ?

Chaque terme, chaque parcours n’est que le début d’un autre temps qui s’étire inlassablement car le temps ne se lasse pas d’être ; il existe avec son acolyte l’espace et nous permet d’inscrire sur cette matrice essentielle que forme leur intrication, des points d’évolution particuliers permettant à l’expression fondamentale et globale de la Vie de progresser.

Ainsi, l’existence est une réalisation pointilliste. Chaque particule du Tout permet à l’ensemble d’évoluer. Chaque élément d’un cycle s’inscrit dans un cycle plus grand, à l’infini, à la façon d’un gigantesque ensemble d’horlogerie où toute initiative de l’un entraîne un déplacement de l’autre, majeur ou minuscule selon son point d’origine.

Aucune impulsion quelle qu’elle soit n’est anodine.
Toutes ont leurs impacts ; le savoir, pointe la responsabilité de nos choix personnels et leurs incidences sur les multiples cycles dans lesquels nous sommes inscrits.

Le cercle n’a ni début ni fin ; chaque point de la circonférence peut-être considéré comme un point de départ et pourtant à chaque tour de roue quelque chose se termine pour initier du nouveau.
Mort et renaissance sont perpétuellement en train de se faire la courte échelle pour nous permettre d’avancer dans la conscience de l’interdépendance. Celle-ci nous demande de réaliser à quel point nous sommes les habitants d’un mouvement permanent et non les propriétaires d’instants figés.

Chaque fois que nous arrêtons la roue inconsidérément, nous sommes des grains de sable qui grippons à minima le mécanisme d’ensemble.
L’inter communion, petit nom de l’amour, cycle après cycle, nous pénètre, nous imprègne ; nous en sommes dépositaires, témoins, et la colportons à chaque tour de roue, un peu plus loin, malgré nos aveuglements.

De vie en mort et de mort en vie, les cycles s’imbriquent et se poursuivent dans une perpétuelle régénération.
Chaque instant nous place sur de multiples roues, chaque jour est un nouveau soleil, chaque vie l’opportunité de chevaucher un cycle particulier sur la roue de la grande Vie…

Dans ces révolutions plurielles, nous n’avons pas fini de pédaler !

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