A la bonne heure !

 In La rubrique de Frédérique

A l’heure des stratégies gagnant-gagnant, l’abandon de l’approche compétitive pour celle qui reconnaît les parties et tente de les satisfaire sans que personne ne soit lésé, est en marche. Cette approche, encore basée sur l’avoir, illustre cependant un autre type de communication ; elle reconnaît à l’autre la possibilité d’exister en même temps que nous et signe l’inutilité de l’éradiquer pour progresser. C’est une avancée !
Il fut un temps où l’existence d’un alter ego pouvait être menace et générer une guerre pour l’évincer.

Cette logique gagnant-gagnant s’exerce sur tous les plans, chez l’individu comme dans la société.
Un gain personnel peut entrainer un bénéfice chez l’autre sur un niveau d’expression différent ; dans cette alchimie relationnelle, chacun trouve dans un domaine ou dans un autre une raison de cultiver l’alliance et la collaboration.

Penser gagner ensemble, penser trouver des solutions qui seraient bonnes pour tous, engage dans une lignée où l’on pense communauté et non communautarisme.
Le raisonnement gagnant-perdant apprend à perdre avec ressentiment quand la dialectique gagnant-gagnant ouvre le sentier d’un possible renoncement pour la réussite de chaque protagoniste.

Ainsi renoncer n’est plus une perte ni un abandon mais une libération. En ne s’arc-boutant plus sur nos attentes, nous découvrons d’autres faisabilités, nous mobilisons d’autres atouts et contribuons ainsi à l’élaboration de la richesse commune.

Cette nouvelle façon d’aborder le quotidien montre à quel point, sans que cela ne saute aux yeux, un autre monde est en train d’émerger.
L’intérêt particulier, s’il est encore vif, commence à s’estomper derrière l’intérêt collectif.
Progressivement, nous nous libérons de nos égoïsmes pour concourir à des projets globaux ; en investissant des perspectives concernant de petits ensembles d’abord, nous goûtons la coopération ; nos façons d’envisager l’avenir s’élargissent à mesure que croissent nos capacités d’embrasser un tout plus vaste.

Comme les petits ruisseaux font de grandes rivières, les petites unions améliorent qualitativement la collectivité.
Le monde change parce que nous changeons et derrière les faits divers qui pointent les inévitables résistances aux nouvelles mutations, s’esquisse l’autre face du visage mondial où notre indissociabilité devient évidence.

Avec le développement de la conscience collective, l’amour croît. Si l’amour de soi élève des barrières, l’amour de l’autre construit les liaisons qui permettent au gré des rencontres, de co-créer un rêve commun et de s’engager pour qu’il advienne.

Derrière l’horreur, la lumière. Celle qui éclaire ce qui ne doit plus être et travaille à l’essor de relations plus justes.
Être seul sur un podium ne permet pas à tous d’avancer mais être un phare permet de fédérer, de regrouper, de révéler l’essence même de notre solidarité. Partout où nous apportons la lumière, l’obscurantisme recule et les valeurs d’ouverture peuvent triompher.

Aucun humain ne peut vivre seul ! Quand nous le réaliserons véritablement, nous chercherons inévitablement à construire un monde de plus grande harmonie.

Porter chaque jour une note d’accord est l’occasion d’y participer sans tarder.
C’est la bonne heure…

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