Abécédaire

 In La rubrique de Frédérique

Entre parole et par-ab-ole, le a et le b de l’alphabet…
L’alpha et le bêta qui, dans la liste des consonnes et des voyelles, donnent à la pensée ses lettres d’inscription. Les écrits tracent sur les feuilles de l’existence, les mots qui racontent l’histoire des uns, des autres, du monde ; histoires vraies ou déformées, histoires drôles ou tragiques, histoires qui donnent à l’homme une place particulière sur la Terre qui l’abrite.

L’alphabet est la clé de l’écriture ; sans être pour autant clé de l’existence, il permet d’en témoigner pour tirer les leçons de l’expérience qui s’inscrit dans les annales de nos vies.
L’écrit tue le réel en lui donnant des contours limités, limitants, structurants, mais légitime des définitions qui rassurent celles et ceux qui cherchent à graver dans le marbre, des certitudes qui demain deviendront obsolètes.
L’écriture est un passage, une matérialisation de la pensée. Elle est aussi une étape dans la communication. Elle traduit l’intérieur en extérieur, le passé au présent, l’espoir en futur, les maux et les mieux, car nous ne sommes pas encore suffisamment clairs, clairvoyants, transparents pour que la télépathie fasse son œuvre.

C’est heureux !

Si nous étions dès aujourd’hui capables sans parole, sans écrit, sans aucune manifestation tangible de reconnaître ce qui se passe dans l’esprit de l’autre, si nous étions en mesure de décoder toute pensée émise par nous-mêmes ou par celles et ceux qui nous entourent, l’innocuité n’étant pas encore la règle, la guerre serait incessante.

C’est la raison pour laquelle surveiller nos pensées, nos paroles devient la tâche la plus importante à laquelle nous atteler.
Comprendre, discerner, accueillir sans jamais critiquer et ne cautionner que ce qui va dans le sens du beau du bien pour que les ondes qui prennent corps au quotidien soient teintées d’amour et non de haine, pour qu’elles portent l’unité et non la division, devient un travail à plein temps.

La tâche semble immense mais l’alphabet commence par un a, par un b et chaque lettre compte pour écrire l’histoire de la vie qui cherche à imposer un autre regard sur le monde, et faire c, d les barrières édifiées par les peurs qui contaminent nos pensées.
Le monde est notre berceau, chacun grâce aux lettres de l’alphabet peut écrire une ode à la vie qui permettra à tous de trouver une place pour composer avec les autres parties de l’univers une musique commune.

Il suffit de 26 lettres pour donner vie à de multiples écrits, il suffit de quelques notes pour faire entendre toute la musique du monde, il suffit de nous allier pour donner corps à la grande unité.
L’alphabet est le ciment de ce qui s’écrit, soyons le ciment de ce qui s’invente en ne proposant que des mots qui disent notre communauté et cherchent à la faire croître pour le bien de l’ensemble, en transmutant nos limitations.
26 lettres pour tous les mots de la Terre, c’est peu ; utilisons-les pour panser les maux et penser les nouveaux rapports qui s’inventent aujourd’hui.

C’était une petite parabole pour sourire de l’ABC de cette parole !

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