À tout instant, une porte sur l’inconnu est ouverte ; nous pouvons la passer, pénétrer et prospecter au delà ; les repères, les panneaux indicateurs disparaissent. L’inédit se dessine, donne forme au relatif que nous découvrons et prend le risque d’induire que nous touchons l’absolu… C’est occulter qu’à chaque étape, d’autres porches ouvrent une voie possible vers l’inexploré ! En choisir une, l’emprunter demande alors de renoncer aux attachements, aux croyances nouvellement approchées pour poursuivre notre avancée.

L’autonomie, se révèle dans la force d’explorer, dans le rythme avec lequel nous éclairons l’impénétrable et dévoilons les zones, jusque-là impensées.
Les frontières de nos certitudes bornent la pensée et fige le vivant que nous avons touché dans un moment d’existence.
S’engager sur le terrain de l’insoupçonné repousse les limites de nos prisons temporelles et spatiales.

Chercher dans le monde des formes est un chemin tracé ; chercher dans le monde sans forme, un exploit à réaliser ! En apprivoisant des espaces ignorés, en adaptant nos outils à des univers différents, nous devenons explorateurs du vivant, chercheurs sans filet, découvreurs d’essentiel…
Mais il faut oser chercher !

Comment explorer ces nouvelles terres ? Comment pénétrer l’inconnu dans nos relations ? Dans le couple ? Dans les rapports avec nos proches, avec les autres règnes de la nature ?
Comment se débarrasser de la mémoire, des préconçus, pour aborder l’autre, l’Autre, sans interpréter ce qu’il est, sans s’attacher aux défauts et aux qualités que nous lui prêtons, sans perpétuer les croyances forgées à son endroit, comme au nôtre ?
Comment s’extraire des ciments du passé, déconditionner notre capacité de vivre l’instant et d’envisager l’avenir.

Toute référence à ce qui a été comme à ce qui n’a pas été, court le risque d’entraver ce qui pourrait être dans le creuset du présent pour co-créer un avenir nouveau

Se relier à la source est la voie de retour et de redécouverte d’un monde perdu.
Se relier à l’histoire, une occasion de perpétuer le connu, l’expression d’une peur de découvrir, une identification à nos hiers perpétués hors de leurs contextes initiaux, rendant indépassables croyances et connaissances acquises.

Qui dit autonomie, dit capacité d’analyse, capacité de se distancier de toute situation pour la lire dans sa dimension actuelle et dans ce qu’elle recèle de potentiel à réaliser au delà.

Au cœur d’une relation, toute attente de reconnaissance signe notre dépendance ; captifs de l’image que l’autre renvoie, notre inaptitude à échanger de façon autonome au sein d’un ensemble commun se renforce. Toute gloire cherchée à l’extérieur prouve notre incapacité de la trouver intérieurement, notre difficulté à lâcher la peur de ne plus être pour rejoindre notre nature essentielle qui est groupe.

Autonome ? Selon le plan, le niveau vibratoire sur lequel nous percevons ce mot, la lumière qu’il apporte sur notre fonctionnement ouvre des zones nouvelles à explorer.
Encore une fois, connaître notre place sur l’échiquier et orienter le prochain pas sur le damier du pavé à fouler en toute autonomie, reste la clé de toute exploration.
La solution est en nous, la mettre en œuvre, l’opportunité de chacun pour pressentir, reconnaître et intensifier l’essence de notre communauté.

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