Choisir, c’est mourir un peu !

 In La rubrique de Frédérique

Choisir c’est mourir un peu… C’est renoncer à l’ensemble des possibles pour n’en prioriser qu’un.

Choisir, c’est s’engager dans une voie et laisser derrière soi, des chemins visitant des ailleurs que nous ne verrons pas, ou plus tard, ou jamais plus.

À ne pas vouloir quitter un rond-point par crainte de se tromper de voie, nous pouvons tourner en rond longtemps ! … Et provoquer, si nous sommes nombreux à flotter ensemble, l’encombrement du carrefour, des kilomètres de bouchons, des kilomètres d’immobilisme, des kilomètres où rien ne se passe et où tout le monde est au point mort, faute du non-engagement d’un certain nombre.

Les décisions prises par les uns ont toujours un impact sur les autres quoi qu’ils en pensent ; s’engager, prioriser c’est renoncer à ce qui parait accessoire à un moment particulier.

« Inutile de s’occuper des autres, » ou « inutile de se regarder le nombril » entrainent des choix et des modes d’être radicalement différents au quotidien.
« Inutile de choisir » accule à des embouteillages qui touchent la fluidité des réseaux routiers mais également celle de nos sphères plus subtiles.

Choisir c’est mourir un peu, car selon la conscience dont se parent nos actes ou nos non actes, ils témoignent de ce que nous sommes. Choisir nous implique, nous responsabilise et exige à chaque pas, de laisser derrière nous, l’insouciance propre à l’enfance de la conscience.
Comprendre que nous ne pouvons pas nous imaginer tout puissants en pensées et rester totalement inactifs, c’est s’engager dans une voie, qui même sans issue, apporte une possible compréhension des espaces dévoilés.

Choisir c’est avancer.
Choisir c’est chercher une cohérence.
Choisir c’est le règne du « allons-y » qui face « au statu quo », ose aller vers l’inconnu en pariant sur la force de l’engagement pour faire croître la conscience quelle que soit son niveau de départ.
En ces temps de choix, de tri, de priorité, en ces temps où il est bon de se dégager de tout ce qui nous englue sur les plans de la manifestation, choisir l’essentiel devient un leitmotiv qui permet de dévitaliser ce qui n’a plus forcément grand intérêt à se perpétuer.

Choisir c’est oser danser sur un possible, en épouser les multiples facettes, en tirer les enseignements fondamentaux et transformateurs au risque peut-être d’être plus sages après, qu’avant d’avoir osé s’adonner à l’option décidée.

Rien ne présage qu’il s’agit du bon choix mais toute sélection impose des abandons et distille des leçons à ceux qui écoutent ; notre rôle n’est pas de rester inerte et attentiste mais d’être et de proposer à chaque instant notre contribution vibratoire et consciente au grand Tout en perpétuelle mutation. C’est ainsi qu’évolue la conscience.

C’est ainsi que nous pouvons convertir l’ignorance en lumière, le passé en futur grâce au présent de l’engagement.
Sans engagement, nous perpétuons un bain informe dans lequel nous évoluons, sans réussir à discerner ce qui appartient au milieu de ce qui nous appartient en propre ; dans ce fonctionnement indifférencié, nous stagnons sans réaliser que l’absence de mouvement nous coule en eaux troubles et que notre vision peu à peu s’obscurcit.

Choisir c’est mourir un peu à la myopie de nos consciences.

 

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