Croyance ou croissance

 In La rubrique de Frédérique

Et si tout était croyance ?
La croyance est une évidence qui cherche à se dire, une réalité évolutive qui se veut point de lumière éclairant plus largement et plus profondément les coulisses de l’existence.

Cependant, elle résulte toujours d’une conception qui s’est forgée dans un hier que nous remettons au goût du jour.
Attachés par nos croyances à une certaine forme de fonctionnement, nous nous aliénons parfois sans réaliser que c’est en tentant d’aborder le monde sans a priori, sans peur, donc sans croyance que nous pouvons rejoindre l’inconnu. C’est cette direction qui dévoile pas après pas, les facettes du mystère de vie en même temps que croît notre conscience dans l’existence.

Dans ce chemin qui mène au réel, foi, croyance ou intime conviction se partagent les filtres de nos appréciations en les teintant de nuances subtiles.
Nous avons foi ou pas en quelqu’un, en quelque chose, en un éventuel possible.
Nous avons foi ou pas en ce qui se dit, s’écrit, se parle, et nous adhérons plus ou moins consciemment à ce qui nous paraît le plus juste, selon les bains multiples dans lesquels nous avons séjournés.

« La foi est une ferme assurance des choses que l’on espère » (1), une expression de la vérité toujours parcellaire créée à la mesure de ce que nous sommes, et « la démonstration des choses que l’on ne voit pas » (1) version synodale de la Bible. Ainsi la croyance forge les conditions de notre progrès ; elle donne corps à un monde qui ne dévoile que l’aspect auquel nous pouvons nous accorder vibratoirement.
Nos définitions, nos perceptions, nos convictions, nos découvertes, nos réussites et nos échecs sont aussi les fruits de nos croyances.

Celui ou celle qui croit en la bonté de l’homme, en découvre régulièrement la preuve car il sélectionne les actifs qui vont dans ce sens.
Celui ou celle qui croit à la malignité de l’humain y porte une attention si soutenue qu’elle devient le point d’attrait de toutes ses lectures du monde.
La foi s’appuie sur une croyance, un pan de vérité partiel, partial, un « ce qui est » qui n’est qu’infime fragment du Tout qui nous contient.

Nos sens donne des clés de perception … nous croyons ce que nous voyons, ce que nous entendons sans même imaginer que nos outils perceptifs puissent engendrer confusion ou égarement …Ils nous assurent l’intime conviction que quelque chose est juste, même lorsque nous nous trompons.

Intime conviction qui peut aussi conduire à ne pas croire, tel fait, telle théorie, tel individu, telle rumeur… Nos sens subtils témoignent alors, d’un hiatus traduisant une inadéquation entre notre vécu d’une situation et son expression.
L’intime conviction est toujours une référence éminemment personnelle qui nous sert de guide ; selon qu’elle émane de l’âme, du mental ratiocineur ou de l’émotionnel, elle colorera nos façons d’être au monde, nos croyances et la foi que nous avons vis-à-vis de ce qui se présente.

Nous sommes des individus profondément croyants, n’en déplaise aux athées !
A notre stade de développement, toute certitude avérée ou erronée à laquelle nous tenons est croyance ; elle n’est qu’un point de vue limité sur une chose, un état, une idée, une approche affective ou scientifique, ne recouvrant pas le réel ; elle est source d’erreur !

Mais, reconnaître et comprendre nos erreurs fait croître la conscience et évoluer nos croyances au fil de l’expérience.
Croyance et croissance sont indissolublement liées, elles se nouent et se dénouent au gré du quotidien, pour que se déroule l’évolution.
Nul besoin de s’arc-bouter radicalement sur ce à quoi nous croyons !

Pour sûr ?…cela dépend de nos croyances !

Contact Us

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

Not readable? Change text. captcha txt

Start typing and press Enter to search