De la surveillance à la bienveillance

 In La rubrique de Frédérique

Les mots sont des portes qui ouvrent sur des espaces sombres ou lumineux, selon qu’on y pénètre, munis de nos lumières ou de nos ombres. Ils dévoilent ce que nous sommes en état de percevoir mais restent opaques si nous ne pouvons pas encore y souscrire.

La surveillance en est un exemple.

Quand il s’agit de veiller sur, veiller sur le bon déroulement d’un programme, veiller sur le bien-être de l’autre, veiller sur les conditions permettant à l’essentiel de se découvrir, la surveillance est une porte transparente, dépourvue des miasmes du calcul.

Quand elle s’associe à la censure, à la nécessité de tout contrôler, à l’intrusion, au désir de limiter l’autre, les autres, le monde, à des cases définies par un cercle restreint d’individus, alors surveiller s’associe à punir ; deux mots qui se marient et résonnent dans les têtes comme deux termes qui font craindre le pire.
La surveillance se teinte alors de craintes qui brouillent la lucidité.

La société sera transparente quand le respect et la reconnaissance seront devenues devises appliquées. Non le respect de nos avantages personnels, mais le respect de la globalité qui se conjugue toujours de l’ensemble au particulier. Cela demande de concevoir nos actions, nos pensées, nos valeurs à partir d’une plus grande communauté.

Qu’est-ce qui est bon pour la Terre ?
Pour l’environnement minéral, végétal, animal ?
Pour la ville ?
Pour notre voisinage ?
Pour nos amis ?
Pour notre famille ?
Et en fin de parcours, pour nous-mêmes ?

Partant de cette vision générale, comment s’inscrire dans une globalité en s’ajustant au plus près de ce qui semble demandé ?
Veiller sur, devient alors s’insérer sans fausse note dans un ensemble auquel nous participons consciemment, au meilleur de nos potentialités.
S’inscrire en transparence, sans pour autant être insipides, s’offrir comme filtres non déformants, et permettre au bien commun de se décliner de l’universel au particulier.

Nous ne sommes pas des êtres passifs et soumis, mais les acteurs et les auteurs d’une note qui cherche à retentir sans dissonance.
Le respect de l’ensemble est une chose qui s’inculque, qui demande éducation et exemplarité. Il nécessite la vision du meilleur pour tous, avant la perception de nos intérêts privés.
Ce chemin emprunté aujourd’hui par de nombreux humains, n’est plus chemin de Compostelle mais chemin de transparence, pour mener à bien notre mission d’humains soucieux d’harmonie collective et non de salut personnel.

Cette année, deux pleines lunes Gémeaux nous offrent l’occasion de célébrer au plus profond de notre communauté intérieure, la fête de la volonté de bien, cette fête de l’humanité qui œuvre à la révélation de la lumière sur Terre.

L’horizon se dégage lorsque nous prenons suffisamment de hauteur pour percevoir l’ensemble dans lequel nous sommes inclus. À partir de notre bulle, nous ne pouvons que rester enkystés dans des problématiques limitées, incapables de promouvoir l’émergence d’un chœur s’exprimant à l’unisson.

Quand chaque être sera locomotive et régulateur pour l’ensemble, l’œuvre d’amour, le chemin du groupe, le passage de la lumière à travers les membranes translucides de nos corps, révélera à l’infini, l’unité dont nous sommes porteurs au plus profond de nos intériorités communes.

Alors le rayonnement extérieur sera tel que la transparence ne sera plus rêve mais réalité !
Nous passerons grâce à elle d’une société de surveillance à une société de bienveillance.

« A cœur vaillant, rien d’impossible ! »

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