Eclairs de lumière et chemin d’ignorance

 In La rubrique de Frédérique

Comme le dieu Janus regarde au présent, demain autant qu’hier, la lumière éclaire dans l’instant jusqu’aux confins de l’obscurité, la zone qu’elle illumine de son rayon, la sortant de l’ombre alentour.
Tout halo porté sur une circonstance, un état, un paysage ne renseigne en rien sur ce qui gît dans l’obscurité hors du faisceau qui dévoile ce que l’éclairage actualise.

La lumière physique objective, dévoile aux yeux terrestres un aspect parcellaire du monde. La lumière émotionnelle révèle par bribes de reconnaissance et de clairvoyance, un vécu sensible. La lumière mentale éclaire magistralement mais doucement ce qui se tapit sous des parterres d’incompréhension et d’obscurantisme. La lumière de l’âme apporte un goût d’unité aux expériences que chacun traverse. Les lumières supérieures nous échappent mais ne nous conditionnent pas moins, fut-ce dans la nuit noire.
La lumière se décline sur un continuum vibratoire dont nous ne distinguons qu’un spectre considérablement restreint par le manque de finesse et de précision de nos outils de réception.

La lumière habite tous les plans de la manifestation, elle est la vie animant, s’insinuant partout, habitant, pénétrant tous les espaces denses ou subtiles et gît aussi au plus profond de l’obscurité ; les limites de nos sens donnent cependant à nos expériences un goût de réalité que nous prenons pour absolue.
Les bornes de nos perceptions lumineuses soumises aux opportunités proposées par la vie pour nous sortir de nos points aveugles, sont sans cesse ébranlées ; ainsi naissent parfois, de nouvelles sagacités conduisant doucement aux monts de la sagesse.

Des tables de la loi ramenées par Moïse, aux illuminations mentales qui éclairent le pourquoi de l’existence, l’humanité passe par de multiples cycles d’incarnation où la vie n’est pas uniquement terrestre.
La Vie n’est pas celle que l’on croit ! Nos croyances sont les obscurités qui nous influencent jusqu’au moment où nous voyons une nouvelle lumière, l’interprétons judicieusement pour poursuivre la route et quitter la nuit noire qui semblait pourtant bien éclairée.

Mais c’est par temps de nuit que l’on réalise véritablement l’impact de la lumière.
Quand le soleil est au zénith, il illumine tout, dilue les contrastes et nous ne discernons pas toujours la splendeur qu’il éclaire.
La lumière repousse les frontières de l’ignorance, progressivement ; à défaut elle éblouit, donnant l’illusion de voir là où nous ne sommes qu’aveuglés.

L’évolution est fonction de notre capacité à soutenir la lumière intérieure. Elle est forcément graduelle car nos véhicules doivent s’accorder à ses vibrations pour la supporter sans disjoncter.
« Et dans la lumière, vous verrez la lumière » et cheminerez à souhait sur le chemin éclairé.
Notre responsivité à la lumière comme la responsabilité joyeuse qu’elle initie, amène en tous points du globe, les étincelles offrant à tous, les eurêka particuliers, permettant à chacun d’entrevoir le prochain pas à faire au fil de son humanité.

La vérité est une lumière, le mensonge en est une autre.
Sur le chemin, la lumière repousse les limites de l’inconnu et permet l’expansion de conscience amenant invariablement tout individu à son devoir d’humain. Nous y sommes !

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