Entourloupe du vrai

 In La rubrique de Frédérique

La vérité est évolutive et ne souffre aucun dogmatisme.
Le faux est aussi une vérité qui s’exprime par le biais d’un leurre.
Le faux est toujours une vraisemblance erronée, susceptible de s’effriter à la lumière d’une compréhension nouvelle.

Ainsi les conflits résultent toujours de deux vérités qui s’affrontent. Deux vérités émotionnelles ou idéiques, mirages ou illusions sur lesquels nous bâtissons nos conceptions du monde et les valeurs auxquelles elles doivent répondre.

Vouloir avoir raison en soutenant une vérité, est un engrenage qui conduit au conflit.
En défendant nos vérités nous choisissons une option guerrière ; une position de combat qui cherche à protéger nos positions, à repousser toute invasion qui risquerait de venir troubler nos convictions, remparts d’un ordre défendu.

Nos certitudes sont des directives qui orientent voire commandent nos façons d’agir, de penser, de rêver, d’être au monde ; elles conditionnent nos manières de considérer l’autre et les diverses expériences de l’existence.

Le vrai dépend toujours de la représentation que nous avons des choses.
Il résulte de notre faculté d’épouser certaines situations, de nous y soumettre et de les rendre opératives au quotidien.
Ainsi, rien de plus vrai que les peurs qui nous assaillent ; souvent illusoires, elles nous collent à la peau et alimentent des évidences anti évolutives.

Mais… Le Vrai est au-delà ; il est toujours le prochain pas…
Nul ne peut dire, dans l’absolu, d’une chose qu’elle est vraie ou non. Nos sens mêmes, sont sujets à caution ; ils donnent l’apparence du vrai aux vibrations qu’ils décodent par la magie du cerveau.

Le vrai est un état ; un état à cultiver, une borne à dépasser pour cheminer vers toujours plus de vérité.
Dans cette définition du vrai, comprendre, propose de prendre ensemble la mesure d’une situation, d’un contexte dans lequel les parties élargissent leurs visions et optent pour un avenir commun.
Avenir de discernement.
Avenir de lumière.
Avenir qui permet à tous d’ouvrir avec un regard nouveau, une fenêtre sur le vrai.
Mais d’une fenêtre, on ne voit pas le monde !

Le travail de vérité exige une constante ouverture. Il propose d’assembler les points de vue divergents pour que croissent nos panoramas de compréhension ; tous éclairent d’une façon ou d’une autre nos diverses zones d’ombre et défrichent nos opaques réalités.

A ne considérer que notre vision, à ne s’allier qu’à ceux dont le regard s’oriente à l’identique, nous nourrissons des guerres sans chercher à découvrir la place des autres sur l’échiquier commun de la grande vérité.

Détenteurs d’une case, nous nous prenons pour le jeu avant de reconnaître que de nos quatre côtés et de nos quatre angles nous jouxtons huit autres cases et formons avec elles un grand carré, lui-même inscrit dans une figure plus large.
Ainsi de multiples carrés de 9, de multiples carrés neufs s’emboitent dans le jeu collectif.
Là se trouve l’expansion de conscience.

Nous ne sommes qu’une infime surface qui s’insère dans le damier de la vie.
Il faut alors pénétrer le centre pour nous y perdre, et rejoindre la périphérie car c’est en nous et en nous décentrant que nous appréhendons le monde dans une plus grande vérité.

Au jeu de la vie, pas d’échec et mat, mais de multiples occasions de poursuivre ensemble la partie !

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