Essentiel

 In La rubrique de Frédérique

Oser se brancher sur l’essentiel suppose de l’avoir défini ou de savoir le contacter.
Car qu’est-ce que l’essentiel ? Si ce n’est l’absolue certitude de ce qui doit être, en voie de manifestation.
Essentiel peut s’écrire avec la majuscule de l’Etre ou une minuscule égocentrique selon l’évolution de l’auteur et ses intérêts pour le particulier ou le collectif.
De lui, découlent les idées, les plans qui vont s’échafauder pour manifester les esquisses secrétées en amont.

Sans plan, pas de construction structurée, organisée ; le plan précède toujours ce qui est ; lorsqu’il n’est pas consciemment ébauché, ce qui s’affiche témoigne d’un état spécifique qui en est le ferment.
Tout plan s’inscrit dans un contexte particulier qui colore la nature de ce qu’il exprime. Il organise le temps, l’espace et permet de matérialiser l’impulsion en amont, le dessein qui nous parvient par une vision pas toujours claire.

Mais d’où émane cette injonction qui pousse à l’obéissance ?
S’agit-il d’un ordre divin,
d’un ordre émanant d’une autorité reconnue et vénérée,
d’une autorité reconnue et redoutée,
d’une autorité reconnue et déconsidérée ?
Selon la façon dont nous nous situons face à l’autorité, autorité de la pensée, autorité du penseur, autorité de ce qui a engendré le penseur, l’obéissance se transforme.
Au plus haut niveau, elle est capacité de vibrer au son de l’univers en s’accordant à ce qui doit être pour être en phase avec le mouvement évolutif global.

Le plan, c’est alors, l’obéissance occulte répondant à un dessein pressenti dont nous percevons l’existence à travers les effets affichés dans notre monde manifesté.

Répondre à l’Essentiel c’est servir une orientation dont la source nous échappe mais qui répond à un ordre supérieur.
Quand l’essentiel parait personnel, individuel, compétitif, il actualise un pan de dessein qui avance masqué mais sert l’évolution. Jouer sa partition sans souci des membres de l’orchestre est une étape qui colore de multiples séjours existentiels.

Il y a toujours un essentiel qui prend racine dans le ciel de nos rêves et de nos aspirations jusqu’au jour où nous réalisons que son germe est ailleurs, présent avant même notre incarnation dans la sphère causale, berceau de nos essences qui impriment le plan fondamental grâce à nos existences.

L’Essentiel exige que nous soyons dans l’axe de ce qui doit être.
Ce n’est pas la pleine conscience, c’est l’origine de la conscience et le souci non d’être conscient de ce que l’on fait à chaque instant mais le souci de ce que l’on est en permanence.
Avec être et faire s’expriment deux pôles de nos existences qui se conjuguent et se soumettent à des instances différentes.

L’insatisfaction profonde qui nous assaille de temps à autre, alors que nous avons fait au mieux extérieurement, témoigne de notre difficulté à rester en phase avec ce qu’intimement, nous savons devoir être.
Pas facile de rester sur cette vibration la plus haute au fil des heures, mais c’est quand nous ne le sommes plus que nous réalisons la lourdeur de l’incarnation.

Sans obéissance consciente au divin, les choses nous coûtent ; en obéissance, la joie et la liberté nous animent dans une légèreté d’être au quotidien.
C’est en répondant au dessein que nous sculptons la pierre que nous versons à l’édifice commun.
Alors l’Essentiel, déconnecté de notre vouloir personnel, s’affirme.

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