Flagrants délits…

 In La rubrique de Frédérique

Flagrants délits de fatigue qui justifient nos absences ou nos démissions.
La fatigue est une conséquence des choix que nous assumons avec plus ou moins de brio, plus ou moins de bonheur, plus ou moins de conscience ou de raison.
Ce ne sont pas nos actions qui nous épuisent mais l’inadéquation entre ce que nous faisons et ce que nous voudrions faire, entre ce que nous faisons et ce que nous attendons, entre ce que nous faisons et ce que nous pourrions faire.
Ce décalage nous met systématiquement en porte-à-faux et c’est dans ce travers que se glissent la fatigue et son lot d’insatisfactions qui nous plombent toujours un peu plus.

Seule la présence à l’instant et la compréhension du flux dans lequel nous évoluons, peuvent nous protéger de ce mal endémique dans lequel nous nageons.
Le maintien de l’attention est certes une dépense énergétique mais qui dit « dépense énergétique » ne dit pas forcément fatigue.

Les voitures du futur seront électriques et se rechargeront en roulant ! Pourquoi ne pas faire de même en nous branchant sur l’essentiel pour œuvrer au bien commun, en mobilisant l’exacte quantité de forces que nous pouvons offrir dans l’instantanéité perpétuellement mouvante de l’existence ?
Cela exige d’avoir développé la capacité de se percevoir dans un tout et d’y contribuer au plus près de nos possibilités, sans se surestimer, sans se sous-estimer et en donnant toujours le meilleur de nous-mêmes.

Ainsi nous pourrions nous dégager de l’ensemble des frictions « attentes résultats » qui rivent notre regard sur un tableau d’affichage où s’inscrit l’évaluation de nos agir stéréotypés et mécanisés.
Dans le rapport essence existence, plus nous sommes vrais, offerts, sans attente, présents et heureux d’avoir l’occasion de contribuer, moins nous éprouvons de fatigue.
Celle-ci est le lot de celles et ceux qui sont insatisfaits du passé, du présent et qui pensent le futur avant même de vivre l’instant.

Défatiguons-nous, en étant au plus près des ressentis particuliers pour donner à l’ensemble la quintessence de ce que nous pouvons lui offrir.
La fatigue est une façon de justifier nos multiples démissions. Soyons les acteurs des missions que nous pouvons mener et non les démissionnaires de ce que nous voudrions vivre et qui exige présence et engagement bien au-delà de l’immédiatement lisible.

L’attente de reconnaissance, de remerciements nous leste; toute revendication tacite ou manifeste alourdit. Ne revendiquons plus, agissons !
N’attendons plus que les solutions viennent d’autrui et veillons à l’équilibre qui nous permet d’être présent entre hier et demain en donnant le maximum sans restriction, sans rétention et sans attente à l’instant.
La rétention engourdit, l’attente également et la fatigue n’est autre que la manifestation de toutes les lourdeurs dans lesquelles nous sommes pris.

Défatiguons-nous !

Nouvelle façon de déshabiller notre corps émotionnel des inadéquations qui l’habitent, des faux-semblants auxquels nous croyons et qui nous empêchent d’être libres de mouvements dans les jeux incessants de l’ensemble et du particulier.
Parcelles du tout, soyons fous et jouons notre partition sans emphase, sans restriction, et sans fin, afin que nous nous rechargions à l’infini à l’énergie de vie que nous reversons à mesure que nous la réceptionnons.

La fatigue est une barrière à la libre circulation des énergies. Abattons les murs et laissons passer la vie !

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