Glisser de co-errances en cohérences

 In La rubrique de Frédérique

Comme l’ordre vient du chaos, la cohérence surgit des multiples errances qui fomentent nos insatisfactions profondes et nous interrogent sur le fondamental.

Si l’oisiveté est mère de tous les vices, l’insatisfaction est base de toutes les créativités.
Chacune écrit sur le tissu social une dissonance, une consonance, un nouvel accord dédié à la cacophonie ou à l’harmonie croissantes.
L’harmonie s’affiche comme ce qui sert l’ensemble, le bien commun avant le particulier.
La cacophonie exhibe les cris de celles et ceux qui hurlent leurs vouloirs au mépris de celui des autres, sans souci de la communauté au sein de laquelle ils s’expriment.

Ainsi nous co-errons ensemble, nourrissant l’insatisfaction globale, y compris lorsque des satisfactions particulières s’affirment pour un temps.
Nos co-errances accouchent du monde d’aujourd’hui et des paralysies dans lesquelles nous nous engluons faute de cohérence.

Des valeurs se dessinent sur l’écran de nos vies ; celles que nous prêchons et d’autres que nous relayons aux antipodes des premières.
La distance séparant nos errances de la cohérence, nos aspirations de ce que nous actons et nourrissons au jour le jour, marque la mesure de nos plausibles créations et du pouvoir de nos interventions.

Cet écart révèle le chemin de conscience à couvrir afin de transformer le monde que nous ne voulons plus, en celui que nous rêvons de bâtir.
Nos cohérences sont porteuses de sens, nos errances de chaos ; c’est à chacun au plus profond de son intériorité, de se connecter au monde qu’il veut créer et non à celui qu’il entretient faute de courage, faute d’oser ce qui doit être car cela exige de revoir notre rapport à nous-mêmes et au monde.

Cessons de nous plaindre pour être les acteurs responsables de ce que nous voulons voir advenir ; cessons d’exiger une autre société mais œuvrons à celle-ci en entrant en cohérence.
Elle est la force qui scelle le socle sur lequel nous pouvons construire, en donnant le meilleur de nous-mêmes, et non en attendant d’être nourris et guidés par d’autres vers un ailleurs hypothétique et forcément, à terme, désenchanté.

Ces dédales de co-errances nous obligent à chercher ensemble un parcours cohérent, initiant de nouvelles compétences humaines, de nouvelles définitions du vivre ensemble.
N’attendons pas que la cohérence soit totale ; travaillons à la nôtre et que l’effet boule de neige se joue du réchauffement climatique en dévoilant la beauté de l’unité existant entre ce que nous prônons et ce que nous vivons.

Toutes les cohérences sont passagères ; chaque fois qu’elles passent sous le seuil de la conscience, un agencement vers une dimension supérieure se profile.
Ainsi va l’évolution de l’homme, de la société, de toute forme d’existence.

…L’ordre naît toujours du chaos…

Réjouissons-nous de nos capacités à ordonner ce que nous voulons pour tous. Ainsi nous concourons à faire du quotidien un chemin de choix, un chemin de joie.
Rien n’est gagné mais le concours de tous, profitant à tous, lui, est à gagner !

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