Guerre des étoiles ou guerre des espaces ?

 In La rubrique de Frédérique

L’espace est en expansion et nous n’en sommes pas le centre.
Cette évidence qui s’impose à tous n’est pourtant pas évidente pour tous !
Cette notion même d’espace échappe à nos entendements, tant sa conception Une se diffuse en multiples fractales.

Il y a l’Espace et l’infinie déclinaison des espaces qui viennent s’inscrire en son sein.
Espace temps, espace de la manifestation, espaces intérieurs, espaces extérieurs, espaces qui séparent, espaces qui relient, espaces que l’on appréhende, espaces qui nous échappent, espaces intimes, espaces communs, espaces physiques, espaces de croyances, espaces d’opinions, espaces de réactivité, espaces de conceptions, espaces de compréhension, espaces de pensées, espaces fermés, espaces ouverts, espaces d’utopie et de nouveaux possibles.

Aux confins de ces espaces, les limites de nos idées, de nos idéaux, autant que celles de nos territoires physiques.

Chaque espace bat au rythme du cœur qui l’anime jusqu’aux frontières physique, idéologique, idéique qui le définissent ; cœur qui prend soin du territoire qui l’abrite, qu’il habite, qu’il peaufine, qu’il défend face à d’autres ensembles qui lui sont extérieurs.

Chaque espace s’insère dans un espace qui le contient dont les règles diffèrent un tantinet des siennes. C’est là que toucher l’unité s’avère délicat ! Accepter les règles communes et leurs conséquences, implique de renoncer à des habitudes, à des croyances, à des idées pour s’inscrire dans un espace d’accueil qui les rend obsolètes et exige que chacun s’enrichisse de l’expérience de l’autre sans rien imposer, pour que naissent d’autres propositions dans une organisation commune.

La guerre des étoiles est un mythe, celle des espaces, une réalité !

Les rythmes des cœurs voisins ne s’accommodent pas naturellement. Ainsi naissent les dissonances  qui pointent la nécessité de s’unir pour développer de nouveaux espaces de paix ; pas question de capituler, ni de faire capituler l’autre pour trouver l’alliance ; seule la cooptation permet d’accéder à des territoires plus vastes en offrant l’opportunité de vibrer à l’unisson, sur une note qui diffère de celles qui préexistaient à la rencontre.

Découvrons les frontières des multiples espaces dans lesquels nous sommes enfermés. Pour les ouvrir d’abord et concourir ainsi, à l’expansion de l’espace conscience. Reléguons aux oubliettes les ritournelles d’hier qui ont suffisamment saturé l’espace pour n’être plus audibles.
Touchons dans le silence, la note commune à rejoindre et ouvrons nos espaces à la reconnaissance véritable de chacun, exigence minimale pour entrer à petits pas dans l’inclusivité fondamentale et commencer ainsi à la dévoiler.

Il n’y a pas d’étrangers sur Terre ; l’étranger est toujours celui que nous mettons hors de l’espace que nous considérons comme nôtre. Œuvrons à l’union, et sachons que celle-ci n’implique pas d’apprécier l’autre mais exige de le considérer et de le reconnaître dans toutes ses dimensions sans vouloir lui imposer nos propres espaces de référence. Sur cette base se construisent les vraies rencontres.

L’esprit de paix s’incarne grâce à la reconnaissance véritable de chacun et à la communauté qui en découle.
Derrière les événements du temps, souffle l’harmonie en marche ; nous en sommes les concepteurs, les animateurs et les acteurs.

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