L’ignorance est fille de l’obscurité ; elle plonge dans l’espace des tâtonnements, des aveuglements qui occultent toute vision directrice.
A se mouvoir dans l’incertain, dans l’informe, on rencontre les peurs, on touche les dangers, les nœuds à découdre pour éclairer nos sombres traversées, et révéler ainsi l’intelligence tapie en toutes les situations.

Celle-ci est omniprésente ! Mais notre appétence à la découvrir enfouie dans une mer d’incompréhension reste parfois hésitante. L’absence de vue fige sur la place que nous occupons et fait naître la peur d’en être délogé.
La peur est toujours peur de perdre ou de ne pas avoir ; elle témoigne d’une attitude de survie qui cherche à maintenir un état. Survie physique, relationnelle, idéale, idéïque, qui cherche à perpétuer à l’identique ce qui est ou ce qui a été, y compris à terme échu.

En éclaircissant progressivement les zones d’ombre, en prenant l’un des chemins qui se dessine, nous quittons les berges d’ignorance pour celles des aperçus multiples sur la complexité de la création. Une nouvelle compréhension germe dans nos contrées intérieures avant d’éclater au grand jour.

L’ignorance alors s’attache à cette découverte et défend mordicus toujours et encore ce qui est apparu, avec une nouvelle peur de perdre ou de ne pas avoir, qui s’enracine sur un autre pan de la spirale évolutive.
La peur part toujours du point de vue limité d’un individu, d’un groupe, d’un état, d’un monde ou d’un domaine particulier.

C’est lorsque nous campons sur les rives du séparé qu’elle élit domicile et recouvre de son voile inquiétant toutes les zones qu’elle occupe. Pourtant au-delà de sa menaçante expression, brille une lumière, celle de la Communauté Terrienne baignée par le soleil ; sa chaleur, sa lumière, sa charge électrique pénètrent tout ce qui existe et témoignent d’une qualité d’amour fondamental qui rayonne globalement au sein de son système . Ce champ unique, uni, cohérent, s’inscrit dans un plus vaste espace, qui une fois découvert, fut-ce à minima, prouve la grandeur de l’existence mue par une essence où l’union est reine et la peur exterminée. Dans l’immense intelligence du monde nous avons place pour dévoiler et révéler l’unité de ce qui est.

L’ignorance sépare et nourrit les peurs ; elle exclut tout ce qui est étranger.
Les portes du savoir intérieur sont ouvertes à tous ; chacun peut les emprunter au rythme qui est sien pour se découvrir parcelle d’Humanité. Nous sommes des cellules de l’amour, des passeurs d’amour dans l’ici et maintenant de l’existence quelle que soit l’habit que celle ci emprunte.
Mais « sans vision, le peuple périt » et, à ne pouvoir s’inscrire dans une communauté, nous nourrissons la haine et la séparation.

Aimer son prochain comme soi-même ; c’est reconnaître à l’autre les mêmes droits que nous, droit d’être et droits de développer ses potentialités pour le bien de tous, à terme.
Cela passe par de l’obscurité, de sombres erreurs, mais de celles-ci naissent de nouvelles compréhensions, qui, chacune mène à l’unité.

La peur est toujours un processus défensif ; l’amour un mouvement inclusif.
Reconnaitre l’autre comme un semblable avant de l’identifier comme un danger permet de plus justes relations. L’amour est à ce prix !

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