Toute nouveauté est la matérialisation d’une source subtile, fruit du concours de différentes instances vibratoires ; mais ce qui apparaît nouveau, n’est souvent que l’expression d’une recomposition énergétique s’exprimant sous couvert de forme neuve.

La génération spontanée sans cause apparente ne dupe que celles et ceux qui ne s’attachent qu’au visible ; ce perçu qui donne l’impression du réel n’est en réalité qu’un leurre.
Si nous identifions dans le champignon, une espèce qui sort spontanément du sol quand les conditions de chaleur et d’humidité sont réunies, nous restons captifs des apparences ; il n’est qu’une partie émergeante et reproductrice de tissus souterrains qui forment une trame étendue qui le cause, le nourrit et dont il témoigne et perpétue l’existence.
Si nous nous arrêtons à ce qui se montre sans chercher à voir ce qui le crée, nous restons au niveau de la génération spontanée, de l’attachement aux formes, et du piège qui consiste à croire que voir permet de savoir.

L’émergence d’un champignon est l’effet d’une poussée cyclique. De même les inventions témoignent d’un réajustement énergétique s’actualisant dans des formes inédites. Là encore, remonter aux causes, révèle un immense réseau d’entrelacs d’énergies qui, dans leur alliance, leur reliance, leur relais, et leur coopération œuvrent à structurer sur les plans subtils les futures figures du vivant.
Tout ce qui existe résulte d’un concours de forces qui s’épanouissent avant de trouver un terme sur la butée de la manifestation.

La Terre est d’une certaine façon une éprouvette au sein de laquelle se rassemblent divers courants qui, par leur mise en liens, précipitent un certain nombre de phénomènes.
Ce sont ces phénomènes que nous qualifions de nouveau ; mais les énergies qui emplissent l’éprouvette sont un cocktail vibratoire qui mêle des forces qui existent de tout temps, mais ne s’expriment que par intermittence.
Le nouveau est là pour nous rappeler l’impermanence des choses car toute nouveauté signe la fin d’un état, d’une création particulière qu’il remplace.
En s’axant sur le nouveau, nous oublions que l’ancien a été neuf et que toute nouveauté sera reléguée demain, au temps du déjà su, déjà vu, déjà pensé, déjà conçu, déjà dit, déjà entrepris, déjà dépassé.

Aïe ! Si nous restons dans la course au nouveau pour le nouveau, nous nous condamnons à une course stérile. Course sans conscience qui donne lieu à ce monde de déchets dont on ne sait plus que faire et que l’on recycle pour faire du nouveau avec l’ancien aujourd’hui autant que faire se peut !
Recycler, c’est penser le monde en tentant de limiter les désastres et les catastrophes qu’engendre le formel quand il agit pour son propre compte sans réaliser la dimension essentielle dont il est issu, ignorant les forces qui le précèdent et se renouvellent sans cesse pour lui donner vie.

Quand le sage montre la lune, ne regardons pas le doigt mais voyons au delà  l’espace qui conduit à considérer l’ensemble. Cette immensité dans laquelle nous avons corps et âme et où le corps sans âme n’existe pas ; dans une société qui se croit dépourvue d’âme, tant elle apparaît centrée sur le visible, la chose s’avère parfois ardue. Derrière les formes jeunes et moins jeunes, un monde d’énergie en mouvement qui donne à la Vie qui jaillit, un manteau pour un temps de manifestation et nous appelons cela : le nouveau.

Quoi qu’il paraisse, il est toujours une conséquence !

Contact Us

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

Not readable? Change text. captcha txt

Start typing and press Enter to search