Pas de moi sans toi !

 In La rubrique de Frédérique

Toi ou moi ?
Pas de moi sans toi !
Le « ou » alors, se fait inclusif, se transforme en « et » pour allier le toi au moi, le moi au toi quel que soit le moi, quel que soit le toi.
Toi et moi, avec un point d’affirmation en lieu et place du précédent point d’interrogation, pour mieux asseoir notre communauté.

Nul moi ne peut vivre sans un toi, sans un autre petit ou grand ! Celui-ci s’affiche en dehors du moi, car rien n’existe sans extérieur.
Il faut un soleil pour que la vie prospère et le soleil est un toi.
Il faut une terre où poser les pieds et la terre est un toi.
Il faut une mère pour nous engendrer et la mère est un toi ; le père l’est aussi et l’autre, le frère humain est un toi, partie d’un ensemble auquel nous appartenons tous.
En prenant la mesure des « toi » de nos existences, nos regards s’ébahissent, s’éblouissent ou s’interdisent, mais ils donnent à voir une réalité que nous occultons trop souvent.
Le moi ne peut dire s’il n’a pas une écoute ; il ne peut vendre s’il n’a pas un acheteur ; pas plus qu’il ne peut toucher ce qui n’existe pas, ni être touché parce ce qui n’est pas.

Pas de moi sans toi !
C’est l’évidence lorsque nous découvrons les mailles de l’entrelacs des relations Terriennes qu’elles soient physiques éthériques ou plus subtiles mais l’évidence se perd dans les méandres de nos atermoiements personnels au point de n’être plus !
Cette cécité gouverne alors nos façons d’être au monde et d’y agir. Mes pensées, mes paroles, mes actions, mes acquis sont à moi, pas à toi. Dans l’aveuglement de ces certitudes, l’autre n’est plus au mieux qu’un invité et non l’allié, l’alter ego, l’autre rouage d’un Nous qui nous contient.
C’est dans l’articulation des « moi » et des « toi » que se pensent les justes relations ; c’est dans ce lien indéfectible que s’inventent les nouveaux rapports qui appréhendent le Tout riche de ses parties et déclinent leurs enchevêtrements dans des perspectives sans limites.

Qui se souvient chaque matin, qu’il nait, qu’il n’est que parce qu’un univers le porte ?
Si l’autre grand ou petit n’était pas, quelle serait notre réalité ? Cette Réalité qui nous crée, ou celle que nous créons et nourrissons jusqu’à en être captif ?
Pas de réalité mienne sans réalité tienne !
Ce passage à l’octave supérieure du toi et moi montre combien le toi et moi ne sont qu’expressions différenciées d’une entité première qui nous constitue. Car le Tout nous constitue, bien avant que nous le constituions !

Mais à oublier l’autre, le toi, le toit du monde, nous nous prenons pour son nombril, un temps !
Alors le « moi, moi, moi » renie le toi jusqu’à ce que l’envie de toi reprenne ses droits et ouvre un chemin vers l’unité.
Pas de moi sans toi, pas de nous sans Tout, pas d’évolution possible sans cette reconnaissance croissante de notre appartenance commune à une entité, en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être.
Pas de moi sans toi, dans le pour, dans le contre comme dans tout ce que nous engageons au quotidien.
Vertigineux !

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