Plan de vol ou pilotage à vue ?

 In La rubrique de Frédérique

L’un voit loin, l’autre focalise sur l’immédiatement présent.
L’un anticipe, l’autre réagit.
L’un s’inscrit dans une carte établie, reconnue.
L’autre tente de se repérer dans les fluctuations multiples des imprévus et des dépressions diverses.
L’un permet de garder l’énergie pour l’essentiel.
L’autre mobilise l’essentiel des énergies pour permettre la survie.
Mais dans l’un comme dans l’autre, il y a un pilote dans l’avion !

Le plan de vol connaît le parcours, la destination, les aléas possibles ; il libère l’esprit, non en branchant le pilote automatique mais en le dégageant des multiples parasites auxquels il doit répondre, pour lui offrir la liberté de se consacrer à la vibration subtile du présent qui cherche à s’actualiser.

Le pilotage à vue  interdit toute pause réceptrice, il traverse les énergies qui l’entourent sans les percevoir, insensible à ce qu’il lui faut cependant révéler ; il demande, tous sens en éveil, d’adapter continuellement la conduite, en fonction des circonstances, sans repos ni possibilité de recul.
Dans les deux cas, l’aviateur est dans le cockpit, mais son attitude comme ses aptitudes diffèrent selon l’une ou l’autre des situations.

L’une répond à une vision large inscrite dans une perspective, l’autre à une vision instantanée, faite de séquences multiples perçues sans liens particuliers. Les deux sont indispensables mais le pilotage à vue, dépourvu de plan de vol, s’il permet en jouant avec nos réflexes de pimenter l’existence, est source d’épuisement. Or nous sommes des énergies manipulant des énergies et… l’énergie demande à ce que nous l’utilisions au mieux.

Étudier le parcours pour saisir au mieux les incidences qu’il nous propose, les intégrer comme nouveaux éléments de compréhension du vaste champ énergétique auquel nous sommes soumis, plutôt que d’y réagir en permanence sans avoir le loisir de les comprendre, faute de savoir les inclure dans un tout plus vaste.

Le plan de vol est celui de l’âme, le pilotage à vue, celui de l’émotionnel.
La personnalité navigue ajustée à l’une ou l’autre de ces instances.
De son alignement dépend la quiétude du voyage et l’enseignement qui en découle.
De son ajustement résulte la vision du monde, du parcours, du service, du devoir dans lesquels elle peut s’inscrire.

En ces temps de printemps, à l’heure où surgit la sève du renouveau, quelle vision avons-nous du prochain cycle qui s’engage ?
Pilotons-nous à vue ou y a-t-il un plan de vol qui se dessine derrière les brumes de nos intégrations ?
Connaître la direction aide à découvrir le chemin et encourage à aller de l’avant.
Savoir où nous allons permet de reconnaître et d’apprécier les multiples étapes que la vie nous propose d’intégrer.

Toute visée personnelle est un pilotage à vue. S’inscrire dans le grand plan de l’humanité permet d’établir un plan de vol ; celui-ci est suffisamment varié pour permettre l’expression de notre créativité.

A nous de choisir notre façon de voyager.
Avion à réaction ou trajet de création ?
Là est la question !

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