Points de vue, points d’écoute

 In La rubrique de Frédérique
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En nous, des voix cherchent à se faire entendre ou tentent de répondre à l’un ou l’autre de nos différents corps. Parfois les mots sont les mêmes, ils vont alors ensemble dans le même sens, déterminant des zones d’harmonie ou de confort.
D’autres fois, demandes et réponses intérieures s’affrontent ; nous les traitons alors en feignant de ne pas les voir, de ne pas les écouter, en nous en distrayant ou en cherchant sur le champ des tiraillements internes, la priorité à promouvoir en fonction de critères variés avouables ou inavouables.

Qui parle en nous ? Y a-t-il une hiérarchie des instances personnelles, une hiérarchie des instances collectives et celles-ci s’accordent-t-elles ?

Reconnaître et établir les priorités de nos ressentis, de nos analyses et de leurs expressions est indispensable… Encore faut-il savoir qui cherche en nous à prioriser et oser comprendre les multiples opinions en présence ; les nôtres, celles de l’autre, non pour y adhérer aveuglément mais pour en saisir les racines et trouver dans notre terre commune les moyens de cultiver ensemble à partir de nos différences un monde plus riche de relations justes.

La tâche semble insurmontable tant les divergences idéologiques et les égoïsmes sont grands ; pourtant, nous exprimons tous, une part de notre humanité.
Expressions qui s’affichent sur une échelle allant du pire au meilleur, le pire étant le meilleur pour certains et le meilleur, le pire pour d’autres.

Mais nos points de vue, nos points d’écoute ne considèrent jamais que des aspects de ce qui est ; ils s’arrêtent à un pan de l’existence, à une compréhension du monde, à une interprétation partielle donc erronée des textes fondateurs qui ont dicté aux hommes les préceptes à adopter pour grandir en qualités.

De là, vient le malaise ! Sans reconnaissance de chacun et de tous, par chacun et par tous, sans reconnaissance de notre interdépendance fondamentale en tant qu’humain, en tant que Terrien, nous ne pouvons pas progresser sur le chemin des justes relations.

Comprendre les raisons de l’autre n’implique pas de les cautionner, mais demande que nous prenions la mesure de ce qu’elles expriment et de sentir alors à partir de cette expression et de la revendication larvée qui la sous tend comment trouver les chemins de dialogue qui pourront un jour, mener à des parcours d’alliance.

L’horreur comme le meilleur est en chacun de nous ; ils ne s’extériorisent pas de la même façon mais ils demandent de cultiver toujours plus le respect, là où il n’est pas.

La loi du Talion s’apparente à un conditionnement sans conscience ; or seule la conscience permet d’accéder à la reconnaissance et au respect de l’autre.
Nous ne pouvons pas exiger d’être reconnus et respectés si nous-mêmes nous ne reconnaissons pas, nous ne respectons pas ceux qui n’ont pas accès à cette faculté de conscience et qui nous méprisent.

Le mépris est une forme de désespoir ; sur sa lie, naissent toutes les erreurs et se construisent toutes les terreurs car il n’a rien à perdre ; il n’a qu’à gagner un hypothétique paradis, que celui-ci se nomme liberté, pouvoir, richesse, ou vie éternelle et … à se perdre dans un leurre.

Si chacun, chacune, chaque peuple, chaque nation pouvaient regarder dans une même direction, s’inscrire dans un objectif fédérateur, mettre l’accent sur ce qui nous unit plutôt que sur ce qui nous sépare, sur ce qui est le mieux pour tous et sur l’éducation au respect, les divisions finiraient sans doute par se dissoudre, laissant place à de plus justes façons d’occuper ensemble la Terre et permettant de disposer des ressources qu’elle propose dans de plus équitables rapports.

Cela suppose de faire taire les désirs de vengeance pour œuvrer de concert au mieux commun, cela impose une vision à long terme, non partisane, non réactive ; une vision qui se veut créative, capable d’accoucher à terme, d’un monde nouveau.

Personne ne doit se sentir ni perdu, ni perdant sur cette Terre ; personne ne doit se servir de l’autre, l’assujettir ou l’exploiter. Le chemin pour y arriver est encore long, mais si nous ne nous y engageons pas, sans jamais perdre de vue le but unitaire, nous ne pourrons y parvenir.

Apprenons à donner comme le soleil qui dispense son rayonnement pour la Terre entière en des temps différents. Il organise le monde et lui donne vie.
En ce cœur d’été, soyons des soleils pour l’humanité et les différents règnes autant que faire se peut pour que l’amour un jour, soit roi.

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