Regards sur le monde

 In La rubrique de Frédérique

Sur quels mondes portons-nous notre regard, sur quels mondes nous appuyons-nous pour comprendre ce qui nous apparaît ? A l’heure où l’outil numérique ouvre à tous d’infinis champs de recherches, les limites du monde formel semblent reculer, mais nos capacités d’entendement restent fonction de notre monde intérieur.

Quels mondes regardons-nous ?
Notre monde professionnel, notre monde familial, notre monde sociétal, notre monde national, européen, international, notre nombril ? Comment conduisons-nous nos analyses ? En vertu de quels principes ?
Notre œil capte de multiples informations ; notre cerveau n’en traduit qu’une partie car nous ne sommes pas suffisamment performants pour les traiter intégralement. Nous percevons à l’extérieur uniquement ce que notre regard intérieur est capable de concevoir.

« Je vois, et quand l’œil est ouvert tout est illuminé. »
Cet œil ouvre sur des univers que nous jaugeons à l’aune de nos lumières ; lumières du cœur, lumières de savoirs qui procèdent de nos histoires et de nos niveaux de conscience.
Les regards sur le monde s’affrontent selon les positions et les points d’éclairage. Plus notre regard se fixe sur nos limites intérieures, plus il sépare et exclut. Plus il tente d’échapper à nos conditionnements, plus il inclut.
Grâce à cette inclusion nos compréhensions grandissent ; à défaut nous restons prisonniers de nos bornes intérieures, incapables de quitter nos certitudes invalidantes.

Notre regard sur le monde souvent privilégie ce qui est bon pour nous, pour nos proches, même si cela dessert celles et ceux qui sont plus éloignés.
Nous repérons chez l’autre ce que nous connaissons, ce que nos filtres tamisent.
Notre refus de l’altérité, nos séparatismes sont l’écho de nos fermetures, de nos égoïsmes, de l’espace étroit sur lequel nous posons notre regard quotidien.
Qu’importe ce qui arrive à l’autre si je suis satisfait de ce que j’ai, ou s’il faut le priver pour augmenter mon confort…

Mais la nécessité d’inclure suinte de notre dimension essentielle !

Ce regard sur le monde peut aussi changer de focale, se faire panoramique, reconnaitre chaque être en chemin dans une chaine humaine solidaire. Regard diachronique autant que synchronique sur un horizon dégagé qui intègre tout ce qui existe.
Demandons-nous pour comprendre celles et ceux qui nous entourent hors de notre zone de confort, si leurs conditions d’existence parlent d’humanité ou d’inhumanité ; si notre regard tente intimement de les comprendre ; si nous nous sentons concernés par notre communauté terrienne.
A défaut, nous refusons ce qui nous gène, cédant à la peur qui englue et voile la lumière.

Tout est à voir, tout peut se voir, mais notre capacité à traiter les informations se réduit quand nous les considérons indépendamment d’un contexte global, hors articulation à l’ensemble.
Ainsi nous restreignons nos vues pour éviter l’inconfort d’une solution qui risquerait de nous insatisfaire. A contrario, quand notre regard s’élargit, la compréhension et le cœur s’allient pour que l’humanité avance dans la lumière.
Et dans la lumière, elle verra la lumière…

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