Reliances visibles et invisibles

 In La rubrique de Frédérique

La coopération n’est pas un concept nouveau.
« L’union fait la force » ; ce proverbe toujours d’actualité, porte une telle vérité que la Belgique, la Bulgarie, L’Angola, la Bolivie et l’Acadie l’ont adopté comme devise nationale ! Ainsi, lorsqu’il s’agit de s’allier pour vaincre une épreuve, combattre un ennemi ou atteindre un objectif inatteignable seul, les hommes savent s’organiser et coopérer.

La coopération illustre la valeur du lien et de l’articulation commune, l’importance de penser ensemble une action ou un objectif pour y collaborer à la mesure de nos moyens. Elle reconnaît la nécessité de l’autre, des autres pour accomplir ensemble ce qui nous fédère ; elle s’inscrit dans une chaîne humaine porteuse d’intérêts collectifs, même si des bénéfices collatéraux ont parfois des retombées particulières.

Coopérer à un projet, inscrit dans un groupe et définit l’identité à laquelle nous nous rallions. Ainsi, nous contribuons à la guerre comme à la paix, à l’amélioration des conditions de vie comme à leur destruction, à un projet social, artistique, humanitaire grâce aux valeurs auxquelles nous souscrivons ; la coopération s’organise toujours autour de nos pôles d’intérêts.

Il s’agit là de nos collaborations conscientes ; mais d’autres contributions existent, tout aussi puissantes alors que nous n’en soupçonnons pas l’impact.
La coopération consciente, n’est que la manifestation de liens qui nous unissent dans les limites de nos capacités perceptives.

Nos sensibilités sont encore à l’état balbutiant ; nous ne réalisons pas combien par nos réflexions, nos opinions, nos paroles, nos divers émois, nous engendrons sur le réseau de la Terre, des amas énergétiques se regroupant par affinités vibratoires dans des nébuleuses invisibles qui nous influencent.
Les peurs que nous entretenons, les colères, les médisances, les haines et les rejets que nous projetons, se regroupent, s’enkystent sur le tissu éthérique planétaire et contribuent au climat social qui nous imprègne.

Persuadés de notre innocence face aux différentes tragédies qui s’abattent sur le monde, nous occultons cette reliance invisible, fruit de l’interdépendance, de l’indissociabilité existant entre tous les terriens.
Nous sommes les acteurs inconscients des événements du monde, les auteurs muets de multiples opinions, les rêveurs implicites impulsant mille et une perspectives et nous ensemençons le réseau de nos lumières comme de nos pollutions.

Actifs ou passifs, nous concourons d’une façon ou d’une autre à ce que le monde affiche et à l’ambiance générale. La coopération s’ancre sur une trame où chaque fil conditionne l’ouvrage dans son ensemble ; si un fil refuse de se dérouler, il crée des nœuds et bloque l’avancée du tissage collectif.
Dénouons, dénouons, dénouons autant que faire se peut pour concourir en pensées en paroles et en actions au bien commun, même si nous n’en percevons pas les effets immédiats.

La vie est coopération ; en séjournant dans l’espace fabuleux de l’interconnexion de chacune des cellules qui peuplent la Terre, chacun est en mesure d’offrir grâce à cette intrication fondamentale le meilleur au profit de tous.
Encore faut-il le savoir, encore faut-il le vouloir, encore faut-il réaliser notre communauté intrinsèque, encore faut-il nous penser ensemble et choisir ce que nous offrons !

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