Responsables mais pas coupables

 In La rubrique de Frédérique

Il est des souffrances que nous traversons dont nous sortons grandis ; il en est d’autres qui nous engloutissent et nous laissent exsangues tant que nous ne comprenons pas le sens qu’elles revêtent dans nos vies.
À ne jauger, à ne juger les événements que sur l’instant, nous oublions que la vie ne nous présente que des opportunités pour comprendre et dépasser des situations qui proviennent de causes passées, enracinées dans cette vie ou dans les précédentes.

Tant que nous rendons les autres responsables de nos difficultés, que nous revendiquons sans nous interroger, un changement d’attitude de leur part, nous ne sommes pas sortis de l’enfance ! Nous restons submergés par le fatras des émotions, axés sur nous-mêmes, incapables de nous décentrer et de nous mettre véritablement à la place d’autrui. Tous nos actes, y compris nos « rendus de service » sont alors tournés vers un désir de reconnaissance et de rétribution matérielle, sensible ou affective.

Ne rien attendre permet d’accueillir ; revendiquer oriente et rend hermétique à ce qui est proposé.
A trop vouloir une rose qui n’est pas, nous nous coupons du champ des fleurs.
A pleurer sur le fruit que l’on ne possède pas, faute de l’avoir cultivé, tout en exigeant qu’il nous revienne, nous nous coupons de nos semblables.

Tant que nous accusons l’autre des maux que nous subissons…nous les subissons !
Tant que nous accusons l’autre des maux que nous subissons… nous les subirons !

Dès que nous prenons la mesure de notre responsabilité, nous avons la possibilité d’agir et d’œuvrer à une amélioration.
Convoquer l’autre à notre propre souffrance et exiger plus ou moins ouvertement son aide ou sa transformation, est une subtile prise d’otage !

Si des guerres ont lieu dans des contrées géographiques, elles se déploient aussi sur des terrains idéologiques et affectifs. Le mal qui en découle est sournois ; l’absence de morts physiques peut céder le pas aux agonies et asphyxies psychologiques des plus dévastatrices.
Si chacun osait regarder ces guerres intestines, réalisait leur toxicité, leur impact étouffant, nous chercherions alors à inhaler un air purifié, débarrassé des miasmes de nos revendications égoïstes et nous ne polluerions plus le monde avec une telle intensité.

Chercher à assainir l’espace que nous emplissons de nos gestes, de nos pensées, de nos mots et de nos expirations, en vue d’alléger l’ambiance générale, est notre responsabilité.

Ainsi nous arrivons au rang d’adulte, capable de répondre essentiellement à ce qui nous est suggéré ; attentifs et en capacité de relayer le meilleur pour tous et non plus uniquement pour nous-mêmes. Sortir de l’enfance invite à participer au grand œuvre à la mesure de nos moyens. Ni trop, ni trop peu, humblement présents sans peur et sans attente afin d’être relais de propositions capables d’amener plus de lumière et de paix sur Terre.

Tant que nous refuserons cette place, la Vie nous distillera sous de multiples formes les leçons que nous devons apprendre pour éradiquer la culpabilité que nous faisons porter aux autres ou celle que nous portons nous-mêmes.

Aide-toi et le ciel t’aidera ! Cela nous a été conseillé, il y a quelque temps déjà ! Aidons-nous et le ciel nous aidera pour que nous soyons les artisans du mieux-être global.
Alors nous entrerons en responsabilité…
En responsabilité d’être ce pour quoi nous sommes là.

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