Tu es ce que tu es, je suis ce que je suis, et sans attente, nous pouvons nous aimer !
C’est quand nous n’aurons plus besoin de l’autre, des autres pour notre apport personnel que nous serons véritablement en capacité d’aimer.

Paradoxe ?
Que nenni !

Tant que l’autre nous intéresse pour les profits que nous en tirons, nous ne le reconnaissons pas comme un être à part entière. Notre intérêt à la relation, nous masque son essentialité et nous le jaugeons, nous le jugeons à l’aune de nos attentes.
C’est ainsi que la critique fait rage quand il n’est pas au rendez-vous de nos nécessités ou qu’il est accueilli quand ce qu’il apporte nous convient.

Cela touche tous les points de la sphère relationnelle ; ce que l’autre donne en énergie, en temps, en attention, en coups de main, en coups de pied parfois se monnaie dans nos échanges subtils par nos attentions, nos « encore », nos « jamais plus » et colore l’ensemble des relations que nous nouons.

Autre bénéfice et non des moindres, la légitimité qu’il nous procure ; l’autre offre l’opportunité d’exister, de faire ou d’acter le bien comme le mal. Ainsi, en nous sentant utile, incontournable, important, salutaire à la communauté, nous échappons à la solitude existentielle. Face à nous-mêmes, nous frôlons parfois l’effroi !

Cessons d’attendre quoique ce soit de l’autre pour goûter la liberté d’être avec lui sans aliénation !
Notre interdépendance est totale mais il est inutile de nous enchainer dans des logiques relationnelles de dette et de dû, d’admiration ou de rancune, dans l’entretien d’affects surannés remis au goût du jour et entretenus à l’infini. A cultiver le passé, nous n’habitons pas le présent, nous nous enlisons dans l’hier et répétons le même sans réaliser à quel point, nous sommes créateurs de tous nos égarements.

Quand nous n’aurons plus besoin de l’autre, des autres pour nous reconnaître, pour nous gratifier, pour justifier nos agissements et nos comportements, pour les accuser des maux qui nous accablent, nous ne serons plus captifs du qu’en-dira-t-on, des frustrations et des bonheurs éphémères ; nous saurons véritablement ce que nous sommes et nous l’assumerons totalement.

La reconnaissance de l’âme par la personnalité conduira à la révélation de notre profonde identité et nous deviendrons passeurs d’âmes sur les rives de l’existence. Nous cultiverons le contentement, y compris dans l’adversité qui n’apparaitra plus comme mauvais sort mais comme occasion de transmuter une sombre situation en projetant la lumière sur le désordre qu’elle suscite.

Quand nous n’aurons plus besoin des autres, nous pourrons nous reconnaître ensemble, pièces maîtresses de l’humanité ; pièces maîtresses multiples dépourvues de tout désir de suprématie, occupées à nos justes places à co-créer un monde de plus justes relations.

Parce que le véritable amour est libre de toute attente, n’avoir plus besoin de l’autre est la meilleure façon d’aimer.

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