Trop et trop peu

 In La rubrique de Frédérique

Trop et trop peu sont deux pôles opposés, indispensables à la mesure qui cherche son équilibre.
Ainsi trop de dispersion entrave le développement d’une idée, d’un désir, d’une action; à l’inverse trop peu de dispersion peut enfermer dans une rigidité qui n’a que faire des apports extérieurs.
Dans cet aller-retour entre trop et trop peu, nous trouvons la juste place sur laquelle nous installer selon nos atouts qualitatifs et structurels.

Trop faire, trop manger, trop travailler, trop jouer, trop boire, trop méditer, trop médire, trop se lamenter, trop courir après le temps, l’argent, la santé, mobilise et nous conduit souvent à trop d’oscillations, trop peu de regards conscients portés sur nos tribulations.
Trop peu également ! Trop peu faire, trop peu manger, trop peu travailler, trop peu boire, trop peu méditer conditionne un état très peu dynamique.
Trop peu confine à la satisfaction de soi, aux couleurs du « ça me suffit », anti évolutif quand il s’apparente à une peur du changement.

Cependant trop peu médire, trop peu se lamenter, signe en toute intelligence, un regard sur le monde et une prise en compte globale qui permet de percevoir la partie dans le tout et son imperfection en voie de régulation.

Trop ou trop peu sont les mesures extrêmes d’un balancier, d’un métronome qui rythme nos existences et nous invite à trouver pour chacune des séquences de nos réalités physiques, émotionnelles, mentales, spirituelles, la note appropriée à ce que nous sommes, à notre état vibratoire particulier.

De cet équilibre, naît le prochain pas qui met en mouvement à partir du lieu d’où nous partons. À vouloir correspondre à l’équilibre de l’autre, on se trompe de destin.
C’est en naviguant entre nos trop et nos trop peu spécifiques que nous trouverons le point d’équilibre qui nous permettra de participer à l’avancée collective au meilleur de nos possibilités.

Nous n’offrons véritablement que ce que nous sommes et seul ce qui trouve en nous, trouve une stabilité relative et peut être offert de façon pérenne. A défaut, nous sommes des girouettes sur lesquelles personne ne peut compter, pas même nous qui nous perdons dans les allers retours entre nos trop et nos trop peu en quête de reconnaissance pour parer notre insatisfaction foncière.

Le trop ou le trop peu témoignent de notre manque de discernement mais c’est à force de les côtoyer que nous le développons, lui donnant droit de cité dans la tenue de nos quotidiens.
Le trop comme le trop peu se cherchent un port d’attache.
Dans l’anagramme du trop se trouve ce port qui ne cherche plus à s’inverser en trop peu mais en accueil, en lieu de possible recueillement pour trouver à chaque escale un accord nouveau.
Trop bien, pour peu que nous y allions !

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