Virée d’automne

 In La rubrique de Frédérique

L’alchimie des couleurs met en joie, les colchiques dans les prés fleurissent et les feuilles commencent à tomber. Elles tapissent le sol et crissent sous nos pas. Elles se meurent pour enrichir l’humus qui demain sera le lit de nouvelles formes de vie.
Beauté et tristesse, chatoiement des couleurs et dénuement progressif.

L’automne nous chahute.
Entre l’en vie, l’encore, l’endroit, l’envers, l’enthousiasme nous perd et nous retrouve dans les méandres de ce qui se manifeste.
L’automne questionne le bien fondé de nos pensées, de nos actes, de nos paroles. Il vient déranger la légèreté de la feuille qui virevolte sans désir particulier d’atterrir quelque part.
Temps de bilan que l’on occulte parfois pour ne pas avoir à écrire en lettres invisibles le chapitre de l’année.

Quoi de neuf ? Des projets… mais encore ?

C’est la rentrée, mais de quelle rentrée parle t-on ?
Celle de l’agitation à faire ? Celle du devoir à retrouver ? Celle de la reprise où rien n’a changé depuis la trêve estivale, ni intérieurement ni alentour ? Celle du questionnement intime sur le sens de ce que nous mettons en œuvre ? Celle du jugement selon nos exigences particulières ou collectives qui viennent mettre en lumière les mariages que nous avons arrangés entre l’essence et l’existence ? Entre nos aspirations personnelles et le bien commun ? Entre nos idées et nos actes ?
Mariages concoctés avec ou sans intelligence, en transparence ou en opacité, en conscience ou en inconscience qui inondent le monde des fruits ou de la stérilité de leurs alliances.

La qualité de ce que nous offrons ou de ce que nous gardons, imprègne l’atmosphère que nous créons collectivement et dont chacun s’emplit à chaque inhalation .

Les paroles et musiques de nos expériences viennent colorer l’ambiance générale qui nous convient, nous indiffère, ou nous dérange. C’est à nous de jouer, de peaufiner nos interprétations et de répandre cette bonne ou mauvaise nouvelle: « nous sommes parties prenantes de l’évolution, parties donnantes de nos progressions ; seuls nos choix amorcent et accompagnent le changement que nous souhaitons voir à l’œuvre dans le monde. »

Nous sommes responsables de nos bilans, de nos projets, de nos lendemains et de ce que nous initions pour le futur.
L’automne engage à regarder ce qui s’affiche de nos initiatives passées, à en comprendre le sens, l’impact, les conséquences, pour écrire en pleine conscience, les lettres de nos espoirs et nous y consacrer dans le cycle à venir.

A nos feuilles, à nos plumes, à nos inspirations…

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