Voyager léger pour croître en liberté…

 In La rubrique de Frédérique

Trop de bagages entravent notre liberté de mouvement et nos possibilités de nous déplacer avec fluidité dans les mondes tangibles et intangibles.
Quand à chaque escale, il faut transporter nos bardas d’un lieu à l’autre, d’une histoire à l’autre, d’une situation à l’autre, nous sommes empruntés, engoncés dans nos avoirs, alourdis par nos mémoires, fort peu à même d’accueillir ce qui se propose car nous n’avons guère de place pour nous charger plus que nous le sommes déjà.

La charge maximale est atteinte ! Les dangers de rupture qui menacent l’ascenseur pour le futur emprunté dans nos multiples pérégrinations sont réels si nous ne nous allégeons pas pour gravir les étages de l’avancée humaine.
Nos malles, nos valises, avec ou sans roulettes devront être portées par endroits et plombent nos progressions. Bagages physiques autant qu’émotionnels, souvenirs sensoriels, relationnels, géographiques, historiques nous accompagnent dans nos périples bien qu’ils soient invisibles.

A l’heure des départs en vacances, penser nos tribulations de l’été offre l’occasion de s’accorder au primordial plutôt qu’au superflu.
Comment traverser les jours, les semaines, les mois à venir, riches des apprentissages précédents en amorçant la décroissance de ce qu’il convient de remplacer ?

Une liste du trousseau indispensable peut aider à s’accorder au strict nécessaire, mais c’est faire fi de nos multiples envies qui s’invitent au voyage ; elles sont parfois si nombreuses qu’elles empêchent l’imprévu, torpillent la possibilité de sortir des sentiers battus et nous limitent à nos habitudes de fonctionnement, à nos préférences et à nos opinions bien rodées.

Partons en vacance de nous-mêmes pour rencontrer l’essentiel ! Nul besoin d’aller au bout du monde pour oser l’aventure. Que devons-nous choisir pour voyager au plus près de la valeur première sur laquelle accorder notre été ?

Pour établir notre feuille de route estivale, faisons confiance à notre dimension supérieure. Elle seule, sait comment organiser la mise en ordre des petits corps qui s’accorderont quand ils sauront sur quel cap s’orienter.
Cela demande d’initier le programme depuis notre essentialité, de saisir les attendus de cette source première et non plus ceux des corps qui réclament repos, farniente, tourisme, connaissance, lecture, festivités diverses.

L’été est toujours l’occasion d’un festival de possibles pour profiter au mieux des congés ; bien souvent, nous nous empressons d’établir des plannings où les temps morts sont réduits à une portion congrue tant nous souhaitons en profiter. Cette logique du profit nous aliène, elle habite les mémoires de tout ce que nous aurons à raconter au mépris de tout ce que nous aurions pu réaliser de notre intériorité grandissante.

Va ! Mais avant, prends le temps de la vacuité pour trouver dans ta profondeur, la lumière qui te guidera. C’est en empruntant les chemins de traverse intérieure que nous trouvons le centre de notre gravité et que nous pouvons intégrer l’essentiel à nos actes, à nos aspirations, à nos pensées, à nos méditations et à notre faculté de rejoindre l’ensemble des Terriens sur le fil invisible de ce qui nous relie au-delà de nos entendements.

Voyager léger pour pouvoir s’imprégner de la beauté du monde et en être porteur à chaque nouveau pas vers notre humanité.

Bel été.

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