Ça se voit ou ça se voit pas, mais ça se sent !
Ça se voit ou ça se voit pas, mais ça se sent et ça se sent à l’intérieur comme à l’extérieur.
Ça va pas !
Ça va pas et c’est bon signe, car si tout allait dans le meilleur des mondes, rien ne bougerait, rien n’appellerait le changement, et la cristallisation irait bon train sans que nous puissions y échapper.
Avec la fin de l’été et le début de l’automne, ça se voit, ça s’affiche.
Mais qu’est-ce qui s’affiche ?
L’état de chaos du monde ?
Oui, mais aussi le bazar qui nous traverse, car ce que nous avons cherché à contacter depuis le début de l’année, ce que nous avons travaillé avec plus ou moins de détermination s’insinue dans nos auras et traverse les corps mental émotionnel et physique, en venant quelquefois déranger les équilibres antérieurs. Ils n’étaient que des équilibres précaires et c’est tant mieux, car cela oblige à des réajustements.
Ce qui dérange génère toujours un point d’instabilité qui invite à réorganiser pensées et ressentis sur une fréquence ouvrant la voie à de nouveaux états d’être. Mais cela demande de revisiter nos acquis. Ceux-ci ne sont là et n’ont d’intérêt que parce qu’ils ont été transformateurs ; se fixer sur leur forme, c’est en trahir la portée.
Celle-ci n’est pas dans ce que l’on voit, dans ce que l’on sent, dans ce que l’on comprend, mais dans le mouvement sans cesse évolutif qui sous-tend ce que l’on voit, ce que l’on sent, ce que l’on vit.
Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt, dit le proverbe ; et nous nous attachons souvent au doigt puis à la lune pour finir par nous rendre compte à travers ses passages quotidiens que rien n’est jamais figé et que nos représentations peuvent devenir des prisons invisibles que nous prenons pour des atouts valorisants.
Même si le chaos semble occuper tous les écrans sur lesquels se reflète le monde, la période que nous traversons est l’occasion de voir ce qui se déploie en nous comme dans nos environnements proches ou lointains.
Tout ce qui s’intègre transforme, et si nous ne sommes pas transformés c’est que l’intégration n’est pas complète. C’est ainsi que comprendre est une première étape, mais si la compréhension n’a pas d’impact sur notre façon d’être et de relationner, nous sommes au point mort sur un parking, parlant des justes relations sans imaginer ce que cela demande d’abandonner.
Pour aller vers de justes relations, il faut être capable à chaque instant de réévaluer l’équilibre d’hier ; ce n’est jamais la même eau qui coule au même endroit ; ce n’est jamais la même vibration qui circule entre nous. Rien n’est statique et nous ne faisons avancer les justes relations qu’en découvrant à chaque instant le potentiel qu’elles permettent d’actualiser.
Le juste n’est jamais donné une fois pour toutes, il se découvre et s’ajuste à chaque instant.