Les chemins de la liberté

 In La rubrique de Frédérique

Désirée, acquise, chérie, la liberté n’est plus ce qu’elle était. Au siècle dernier, une chanson populaire proposait aux enfants d’ouvrir la cage aux oiseaux pour qu’ils recouvrent la liberté. Elle ne disait pas que nous sommes ces oiseaux prisonniers de systèmes de pensées et de rationalités obsolètes. Aujourd’hui l’un des chemins que prend la liberté s’éloigne des revendications vis-à-vis de tel ou tel, des appels subversifs, pour approcher l’exigence intérieure d’être et vivre le meilleur de ce que nous sommes. Cette Liberté-là est inaliénable et nul ne peut l’ôter à quiconque.

Elle exige que nous nous reconnaissions, que nous nous respections et invite au respect de la Terre et de l’ensemble des Terriens. Elle parle du lien indéfectible qui lie au-delà du visible, toutes les expressions du vivant et devient digne de s’adjoindre un attribut pour devenir Liberté d’aimer.
La Liberté d’aimer, c’est avant tout l’accueil de l’autre, la compréhension aimante indépendante de nos souhaits personnels, la fraternité et la sororité reconnues comme fruit de notre appartenance à la famille humaine. À défaut, nous nourrissons des frontières et des séparations qui enferment, sous couvert de protéger d’un extérieur qui fantasmatiquement nous effraie.

La liberté a permis à des milliers d’hommes et de femmes de s’affranchir du joug du patriarcat et du prêt-à-penser ; pour celles et ceux qui y sont parvenus, elle aide à comprendre le monde, à l’analyser pour en repérer les incidences, les conséquences et forge à partir de là, une vision du futur conforme à nos aspirations. Sans compréhension, sans clairvoyance, sans recherche introspective, nul ne peut être libre. C’est en repoussant les frontières de nos connaissances que nous gagnons la liberté de nous articuler à nos semblables, la liberté d’épouser le flux de la vie et de coopérer au bien commun.

Nombreux sont celles et ceux pour qui, la liberté de faire et de penser acquise au prix de luttes intérieures et extérieures s’est solidement ancrée ; pour d’autres, elle est en voie de construction, car les libres penseurs n’existent que s’ils cultivent le discernement, seul outil qui émancipe du monde des opinions, et d’une « bien pensance » stéréotypée !

Aujourd’hui, la Liberté d’être conduit à la joie de vivre ensemble dans un monde qui doit s’inventer, en permanence. Ainsi se créent de nouvelles façons d’habiter l’espace de nos pensées, le champ de nos aspirations et la Terre qui nous accueille. La générosité dont témoigne le règne végétal est un principe inhérent au vivant, et notre nature profonde ne cesse de s’épanouir quand elle offre au collectif le meilleur de nous-mêmes.
Grâce à la Liberté d’aimer dévoilée, totalement débarrassée de l’aliénation des possessions et du paraître, nous pouvons passer de l’injonction « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » à la conscience profonde de notre unité.
Liberté de faire, liberté d’avoir, liberté d’être conduisent à la liberté d’aimer qui devient l’ultime révolution pour qu’émerge au plus vite le siècle des justes relations.

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