Consacré n’est pas un gros mot

 In La rubrique de Frédérique

 

Consacré n’est pas un gros mot, car nous consacrons ce à quoi nous nous consacrons ; c’est dire notre responsabilité dans l’état du monde.
Nous sacrons ensemble les intérêts, les valeurs dont nous parlons, celles que nous défendons et plus encore, celles que nous appliquons. Mais ne nous y trompons pas, nous ne sacrons pas ce qui se voit, nous sacrons l’état d’être qui préside à nos décisions. Et dans cet acte de consécration, nous ancrons sur Terre les vibrations que nous émanons.

À quoi consacrons-nous notre temps, nos pensées, nos actions, nos attentes ?
Quel impact cela a-t-il pour nous-mêmes, pour la communauté ?
C’est dans l’espace situé entre l’intérêt particulier et l’intérêt de l’ensemble que se loge l’échelle des valeurs à faire croître pour le bien commun. Nul besoin de scinder en bien et en mal ce qui motive nos façons d’être, si nous nous consacrons au mieux.

Se consacrer au mieux, il n’y a rien de mieux ! et c’est joyeux…
C’est oser la surprise des chemins buissonniers, refuser les voies balisées pour découvrir le bien en passe de révélation et non le même en perpétuel uniforme.
Savoir à quoi on se consacre c’est bien ; reconnaître ce que cela implique, c’est encore mieux ! Car vivre est un art appliqué qui demande de perpétuelles mises à jour si l’on ne veut pas plagier le chef-d’œuvre d’un autre.
Vivre c’est aussi la page blanche à écrire, le désert à traverser, le silence à entendre pour que se dévoile le germe de vie à faire croître et à soigner au creux de notre intériorité.

Se consacrer ou consacrer son existence à être un vaillant petit soldat est une étape.
Se consacrer à être chercheur de vérité, en proie au doute, sans jamais renoncer à faire croître la lumière en est une autre.
Se consacrer à habiter ses jours et ses nuits sans comprendre qu’elles recèlent un trésor à faire fructifier est une erreur, mais quand l’inanité de nos quotidiens apparaît, l’erreur saute aux yeux et peut être rectifiée.

Il n’y a rien de faux, car le faux est un vrai en voie d’accomplissement.
Il n’y a pas de mal, car le mal est un bien en voie de révélation.
Il n’y a pas de laid, il n’y a qu’une incapacité à voir le beau qui ne demande qu’à se montrer.

À quoi nous consacrons-nous pour rayonner un mieux qui servirait l’humanité ? Au-delà du bien et du mal, du vrai et du faux, du laid et du beau, la guerre vient nous dire que la paix se cherche et qu’il faut qu’elle trouve droit de cité en nous-mêmes et dans l’ensemble de nos relations pour que nos états troquent leurs airs belligérants pour la paix en gestation ; cette paix qui forcément naîtra si nous nous y consacrons.
Sacrée mission que la vie humaine. Sacrée mission à laquelle nous consacrer.

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