D’où vient la Vie ?
D’où vient la Vie ? Quelle est-elle ? Où va-t-elle ?
Elle est une essence, une préexistence, un substrat invisible qui sous-tend tout ce qui apparaît, disparaît pour un grand œuvre qui nous échappe, mais qui donne sens à toutes les particules qui font le monde de la manifestation.
La Vie, c’est cette animation fondamentale surgie de nulle part ou de la pensée d’un grand architecte de l’univers dont on ignore la genèse. Elle est l’origine invisible, indicible dont nous percevons les effets sans jamais en entrevoir la source. C’est l’antériorité de tout ce qui est comme de tout ce qui advient.
Nous avons la preuve de son expression par l’existence même, sans jamais toucher le mystère du principe dont elle émane. D’aucuns l’appellent Dieu, d’autres ne la nomment pas tant cet impossible réel heurte leur compréhension ; mais sans cet irréel qui donna l’impulsion initiale, rien ne nous apparaîtrait
La Vie est mouvement qui se montre à travers des formes pour se faire reconnaître et nous prenons l’apparence pour ce qui la génère, le factuel pour la cause.
Tout ce qui existe depuis la nuit des temps au sein des règnes et des espèces traduit l’incessant mouvement qui pousse sans jamais se révéler autrement qu’à travers l’évolution.
La Vie est éternelle, nul n’en connaît l’origine ni la fin ; elle s’installe temporairement sous de multiples aspects qui l’exposent au regard et les raffinent à mesure qu’elle les traverse de son souffle vivifiant.
Elle est omniprésente, et dans son mouvement animateur, elle se montre à travers les créatures qu’elle apporte en manifestation comme autant d’éléments scindés, séparés les uns des autres, alors qu’ils émanent de la même source et ne sont que les expressions d’une énergie unique.
Comme les doigts de la main, ils sont inséparables, mais la courte vue des humains, liée à la conscience qu’ils ont de leur existence et à l’importance qu’ils lui accordent, révèle à quel point ils restent attachés à ce qui paraît plutôt qu’à ce qui est.
La Vie est une plénitude intelligente aimante qui a pour vision de devenir une manifestation radiante et nous sommes des formes associées à ce grand chantier auquel elle invite et dans lequel nous œuvrons, souvent instinctivement, inconsciemment, sans savoir réellement le pourquoi et le comment.
À quoi sert notre existence qui par des multiples morts et renaissances, concourt à la subtilisation des substances qui constituent les mondes manifestés ?
La Vie que nous pouvons appréhender est une lumière, une lumière intérieure qui émerge au cœur de l’être. Les illuminations perçues sur le plan matériel éclairent nos émotions et nos idées, mais aussi le chemin qu’il nous appartient d’emprunter pour porter l’universalité et témoigner consciemment de sa présence, en incarnant pleinement l’adelphité.
La Vie est Une ; à nous d’incarner cette unité en faisant du « un pour tous et tous pour l’Un « , une ode à l’origine.