Enfants de l’amour

 In La rubrique de Frédérique

L’amour existe, il se pare des situations de l’existence, s’installe au cœur du quotidien, et attend incognito d’apparaître sous les travers de nos actualités. Conforme à tout ce qui anime l’univers, il se décline en fractale sur tous les plans vibratoires, engendre l’ensemble des manifestations dont nous sommes conscients et la totalité de celles qui nous restent inconscientes.

Son attraction est omniprésente. Il s’affiche sans fard dans l’instinct de reproduction, aimantation irrépressible entre deux entités porteuses de polarités complémentaires. Il s’exprime ensuite dans le besoin, premier lien d’attachement entre un pôle négatif et son opposé positif qui vient combler un temps le vide abyssal du manque, qui renaît sans cesse et crie son besoin de complétude. Puis vient le temps du désir et son champ de possibles conduisant parfois aux geôles de l’aliénation.

L’attrait qu’exerce un objet, un individu, un plaisir, un savoir, un projet, une situation parle d’un flux d’amour qui envahit certains plans de la manifestation sur une octave vibratoire spécifique.
L’envie, la jalousie sous leurs masques aux couleurs venimeuses sont aussi des figures de désir qui traitent obscurément d’amour. Elles reconnaissent chez l’autre, chez d’autres un potentiel ou des qualités souhaitables ; or convoiter les attributs physiques, sensibles ou mentaux d’un alter ego témoigne en filigrane de leurs caractères attrayants, attractifs, magnétiques.

Envier la beauté, la richesse, l’intelligence, la réussite ou la notoriété d’autrui, c’est avant tout les reconnaître. De même, critiquer son imperfection rassure, car cela traite d’une perfection que nous devons atteindre, à terme.
Si l’autre peut être plus beau, plus riche, plus intelligent, plus populaire, plus propre, plus aimant, plus généreux, discréditer sa précellence nous rassure, car le chemin qu’il lui reste alors à parcourir paraîtra plus long que celui que devons fouler. Au-delà de ces mirages et de ces illusions, cette façon de nous comparer atteste de ce qui nous agite intérieurement. Des énergies nous poussent sans cesse à reconnaître ce qui nous attire, à travers ce que nous envions ou critiquons.

Tout ce que nous blâmons, condamnons ou dénigrons parle de nous et clandestinement d’amour ! Nous voyons la paille dans l’œil de notre voisin avant de voir la poutre qui aveugle le nôtre, car celle-ci subtilement se farde parfois de bons sentiments qui gonflent notre importance et nous donnent l’impression d’être plus.
L’instinct, le besoin, le désir, l’envie, la jalousie confirment l’attrait positif ou répulsif que l’autre exerce sur nous.
En prendre la mesure révèle le fil qui nous lie à celles et ceux qui nous entourent.

Les éprouvés heureux ou malheureux émis silencieusement ou plus ouvertement nourrissent le halo vibratoire dans lequel nous évoluons. À ce titre, ils sont de formidables outils de progrès. Ils disent nos limites du moment qui, une fois identifiées, parlent de notre essentialité en éveil. Alors la voie qui sépare notre vécu de notre aspiration paraît et l’union possible entre deux états se profile ; en rejoignant un ailleurs plus lumineux nous nous sublimons vibratoirement. Là encore l’amour œuvre,  car il est l’énergie qui élève d’octave en octave, par reconnaissance et union successive, jusqu’au plus haut niveau de sa fréquence vibratoire.

L’attraction de l’âme est telle, que nous nous offrons à cette dimension supérieure jusqu’à retrouver l’unité.
L’amour existe, il est l’origine et sa finalité.

Contact Us

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

Not readable? Change text. captcha txt

Start typing and press Enter to search