Ensemble quoi qu’on en vive

 In La rubrique de Frédérique

Chacun reste chez soi et le confinement considéré comme vital, se fait plus ou moins viable selon l’espace de nos boîtes et leurs couleurs relationnelles. La mort d’un fonctionnement s’impose comme un passage. Un pas sage pour renaître autrement si nous tirons bénéfice de ce que la vie propose à tous, sans distinction d’âge, de sexe, de religion, de nationalité et de couleur.
Unis dans le même isolement, nous remercions ceux qui œuvrent pour la communauté et découvrons parfois notre besoin des autres connus ou inconnus. L’actualité donne l’occasion d’évaluer notre engagement pour l’ensemble. Chacun cherche à offrir ou à prendre, à offrir et à prendre ce qui lui parait bon. D’autres prennent sans offrir parce qu’ils ne savent pas quoi offrir, que la peur de manquer les terrasse, ou qu’ils se sentent laissés-pour-compte. À nous de leur offrir plus tard, ce dont ils ont besoin pour apprendre à construire ensemble des rapports plus égalitaires.

L’occurrence d’un état des lieux général, personnel, familial, professionnel, national, international, quantitatif et qualitatif se présente à tous. Des réactions diverses s’affichent ; quand elles correspondent aux valeurs fondatrices d’une humanité qui dit son humanité, elles portent l’union et la solidarité ; quand elles tirent la couverture pour se chauffer exclusivement sans souci des voisins, elles parlent notre cruauté. Tout cela apparaît crûment dans les méandres de nos réflexions ou de nos introspections.

Les monstres tapis se réveillent aussi pour être domestiqués malgré les difficultés. Si chacun, où qu’il soit, fait un pas, juste un pas vers un mieux qui prend en compte plus grand que lui, l’humanité fera le bond nécessaire pour qu’un monde nouveau surgisse et de plus justes relations naîtront.
Comment les penser sans tomber dans la dictature d’une pseudo égalité émergeant de l’ignorance. Les hommes et les femmes sont égaux en dignité et en droits, mais tous n’ont pas une vision du bien commun ni la capacité de voir loin.
Les justes relations diffèrent selon qu’elles se vivent entre pairs, entre adultes et enfants, entre individus conscients et inconscients. Les relations asymétriques deviennent alors éducation ; cette science qui reconnait chaque être, dans ses états, ses potentiels, et accompagne le pas qu’il est à même d’accomplir à chaque instant. Les justes relations ne sont pas établies une fois pour toutes, elles sont systématiquement, totalement et perpétuellement évolutives.

L’enfant et l’adulte ne sont pas égaux dans leur capacité de penser ; le lettré et l’illettré ne sont pas égaux dans leur capacité de concevoir le monde ; il ne convient pas de proposer à un éléphant de monter aux arbres ni à un hamster de voler comme un oiseau. Tous pourtant, du point de leur spécificité progressent. Nous devons ouvrir le cadre de nos pensées pour ne pas rester sur une égalité factice qui s’attache à l’apparence indépendamment des compétences et du niveau de conscience atteint.
Toutes les compétences sont utiles, toutes les compétences sont évolutives et c’est en nous percevant tous comme cellules de notre communauté, sans déconsidérer quiconque, que nous progressons ensemble dans la vision d’un tout au fil de nos éclairages.
Ensemble, quoi qu’on en vive vers un futur qui s’inscrit sous nos pas !

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