Équilibre

 In La rubrique de Frédérique

Entre « ne rien faire » et « trop en faire », l’axe du « comment faire » se faufile pour s’approcher plus près de l’essentiel.
Et c’est là que les commentaires vont bon train ; que les « pourquoi faire » se mettent à précéder les « faire » ; les « bien faire », les « mal faire », les « faire semblant, faire au mieux, faire du bien ; les faire du lard, faire du chiffre, faire subir ; les faire faire pour n’avoir pas à faire ni à s’occuper véritablement de nos affaires privées et publiques, dont l’incidence, pourtant, n’est pas sans conséquence.
Prise de tête qui ralentit le faire, et contrarie l’élan spontané qui pousse à faire, à parfaire, à défaire sans compter, ce que chacun préfère.

Comment trouver la voie du milieu, le fil qui délivre, le fil du libre, qui soit à la fois libre arbitre, libre circulation, libre consentement et le marier aux liens de celles et ceux qui nous entourent pour tapisser nos quotidiens d’œuvres communes, colorées de ce subtil suspend qui emplit les cœurs quand l’équilibre s’invite au quotidien ?
Équilibre adore harmonie, qui se joue de confort, pour adopter mouvement qui, imperturbablement, le sollicite à chaque instant. Équilibre repousse habitudes, inertie, indolence et paresse. Jamais sur le qui-vive, mais présent à chaque instant, il évite de verser vers trop ou trop peu, pour avancer tel un funambule sur le sentier de l’évidence.

Rien que ça ! et rien d’autre à faire ! Si ce n’est faire écran aux opinions, au déjà vu, déjà su, pour revisiter sans façon, le bien, le mal, et les avis partiels, partiaux qui en découlent lorsque pensant avoir tout bien jaugé, tout bien jugé, il nous semble connaître la Terre depuis notre jardin.
Équilibre n’est pas de tout repos ; il exige sans insistance, s’adapte et permet à cohérence d’avancer en accordant « mondes du faire » et « mondes de la conscience » qui, sans cesse se cherchent et oscillent pour danser ensemble en s’ajustant en permanence.
Tango divin où les figures imposées autorisent les improvisations.

Équilibre rappelle que sept notes de musique président à une infinité d’accords ; les compositeurs en jouent pour communier avec leurs auditeurs sur une même vibration.
Équilibre est là, en sourdine, même quand il se cherche ; et c’est en écoutant sans rien faire, sa proposition que « faire » au plus près du réalisme, s’impose harmonieusement.
Équilibre surfe entre possible et impossible ; plein d’astuce pour repousser les limites des faires et de leurs consciences, il attend des ouvertures qui le précèdent et qui le suivent, l’avènement de nouveaux paradigmes, pour qu’aujourd’hui aime plus qu’hier et bien moins que demain.
Joyeuse Saint-Valentin.

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