Graine de virus, graine de survi et chant des possibles

 In La rubrique de Frédérique

Quand virus se met sens dessus dessous, il se décline en survi pour venir dire que derrière l’affolement général et la pandémie manifeste, un vent nouveau souffle sur les consciences.
Dans cette contagion qui affole la planète, les prémices d’un autre monde se dessinent.

Nul ne dit que la mondialisation sert le bien commun, mais à y regarder de plus près, ce qui s’affiche pour tous, montre que nous sommes embarqués sur la même planète et qu’au fin fond du confinement, la réalité de la communauté humaine existe bel et bien comme un tout interrelié.
Le penser global et agir local prend tout son sens dans les divers secteurs de l’économie d’aujourd’hui. L’économie relationnelle subtile et manifeste, l’économie des idées, l’économie des paroles, des gestes, des déplacements, des biens et de tutti quanti sort de ses habitudes et vient réinterroger nos façons d’être au monde.

Par procuration, le Corona virus signe des interdits qui paralysent diverses pratiques, mais les bénéfices collatéraux qui en résultent, croissent comme lui de façon exponentielle.
La pollution se réduit et ses conséquences meurtrières également. Les délocalisations montrent leurs limites et vont nous obliger à penser autrement les interactions commerciales. L’interdiction en Chine de consommer des animaux sauvages susceptibles de véhiculer le covid 19, participe au respect du règne animal.

Et puis, il y a des indispensables qui sont enfin reconnus par tous. Les soignants, les caissières, les routiers, les éboueurs, les commerçants de première nécessité, tous les acteurs économiques qui d’ordinaire sont mal considérés ou trop peu considérés eu égard au service qu’ils rendent à la société.

Après la libération de la parole des enfants, celle des femmes, la survenue de cette pandémie accentue encore nos prises de conscience ; l’interdépendance de tout et de tous est flagrante et ce « flagrant délit » oblige à concevoir de plus justes relations à des échelles toujours plus larges. Le monde s’achemine cahin-caha vers une nouvelle ère.

Nous vivons sur une planète finie qu’il convient de respecter. D’est en ouest, du nord au sud, nous sommes interdépendants et personne ne doit être mis de côté. C’est ensemble et collectivement que nous sommes confinés, mais c’est aussi ensemble et collectivement que nous devons avancer.
L’économie doit permettre à chacun, individu ou collectif de vivre dans des conditions matérielles décentes et d’avoir accès à des conditions de développement culturel et intellectuel adaptées à des progressions personnalisées.

Nul n’existe indépendamment des autres. Il a suffi d’un petit virus venu mettre la pagaille pour secouer les murs de nos certitudes et interroger nos façons de penser, d’agir, de nous connaître et de nous reconnaître.
Le chacun pour soi et le moi d’abord sont des attitudes criminelles et tous ceux qui offrent aujourd’hui leur concours pour le bien commun sont à remercier et à honorer ;

Dans le Tout qui nous contient, les parties s’articulent solidairement. Aujourd’hui l’opportunité de mettre le cap vers une économie fraternelle, responsable et respectueuse se présente.
Merci la Vie de présenter ce challenge si clairement.

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