Idée, idée quand tu nous tiens

 In La rubrique de Frédérique

Partout des idées s’échangent pour croiser les regards et ouvrir les esprits. Récemment à Paris, les éditions Les Liens qui Libèrent ont organisé le Parlement des liens ; en mettant à l’honneur la rencontre, en mariant les partages, les domaines d’étude, les spécificités, ils ont révélé la puissance créatrice de la transdisciplinarité sur les plans manifestes et subtils.
Œuvrer à décloisonner les espaces de recherche, œuvrer à la confluence, tant au niveau du faire qu’au niveau de l’être, permet d’inscrire les possibles qui verront s’incarner de nouvelles relations.
Quitter nos prés carrés, sortir de nos disciplines pour nous ouvrir à celles de l’autre renforce les vibrations de reconnaissance, de respect, de collaboration et d’alliance, préalables indispensables à l’avènement de plus justes rapports entre tou(te)s.

La transversalité et la coopération ont le vent en poupe, le trans traverse toutes nos sociétés, il est avec le co des coopérations et des multiples accords, la note de beau qui teinte nos existences de Terriens, d’un air d’unité. La transdisciplinarité s’invite dans les têtes ; elle encourage à sortir du cadre fermé des spécialités, incite à quitter les œillères de nos évidences et dévoile les liens qui libèrent comme ceux qui aliènent. Il nous revient de les différencier avant d’opter collectivement pour une libération.

Le monde des idées est le seul qui soit véritablement novateur ; il résulte de courants vibratoires qui inséminent nos consciences et font germer les pensées encore inouïes qui dessineront les contours de nos lendemains. Derrière l’apparence se tient un envers concepteur, car toute réalité résulte d’états de conscience qui disent, lisent, traduisent, depuis un point particulier d’évolution. Nos interprétations du monde proviennent donc des zones d’observation et de discernement qui éclairent nos traversées, en révèlent les ombres ou leur donnent droit de cité.

Apprendre à penser par nous-mêmes pour gagner le statut d’être pensant et échapper aux réflexes conditionnant d’une inconsciente ignorance, est indispensable.
Le monde de demain exige la survenue et l’incarnation d’idées capables de se substituer aux contagions émotionnelles qui enflamment les espaces de communication et donnent à la méfiance, à la peur, au rejet, à l’exclusion une place qui n’est en rien celle d’un monde où il fait bon vivre.
« L’enflammation » qui court bien souvent sur les réseaux sociaux est une inflammation ; à nous d’apporter sur les réseaux subtils l’illumination qui permettra d’en venir à bout, en révélant notre interdépendance et la nécessité foncière d’œuvrer pour le bien commun.
Si l’enflammation est une inflammation, l’illumination est une révélation.

C’est à cette distinction que les êtres éclairés doivent travailler ; identifier le sombre à dévitaliser, à transmuer et cultiver le mieux commun fonde un futur désirable en perpétuel avènement.

Çà et là, des êtres soucieux du devenir collectif organisent des colloques où circulent des idées porteuses de regards plus larges. Depuis 7 ans, se tient à Pau chaque année des rencontres littéraires intitulées les Idées mènent le monde. À nous d’orthographier les idées de ce titre avec le I majuscule qui caractérise l’Intelligence, l’Inspiration et l’Intuition unies pour engendrer d’autres possibles. Seul l’arrimage aux limites de notre pensée nous coupe d’un vécu unitaire et cantonnent à des visions qui aliènent. Après l’abolition de l’esclavage vient l’abolition des frontières de nos représentations. L’Idée suit son chemin !

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