Import-export

 In La rubrique de Frédérique

Notre société a le cœur malade ; le « trop » comme le « trop peu » ruinent le libre échange car l’import-export se déséquilibre et ne fait plus sens.
Qu’importe-t-on de nouveau en provenance des mondes subtils ? Et qu’offrons-nous en retour pour les honorer de ce qu’ils nous ont permis d’accueillir ?
L’échange marchand fige un mouvement naturel sur un plan manifeste et ne perçoit plus l’interdépendance absolue du vivant.

Cette cécité crée des zones d’ombres qui enveloppent, plongent dans l’immédiat et limitent l’horizon. Elle interdit de se projeter au-delà de nos cercles restreints et nous cantonne aux périmètres du connu.
Ainsi se contiennent savoirs, mémoires, nostalgies heureuses ou malheureuses dans de multiples contenants. Ceux-ci dessinent toujours une frontière qui sépare l’intérieur de l’extérieur ; naturelle, visible ou invisible, les transactions perpétuelles qu’elle autorise sont des expressions de la vie.

La cellule se nourrit de liquide interstitiel et ouvre ses canaux pour absorber ou restituer des substances chimiques qui servent à son bon fonctionnement.
Les hommes inspirent l’oxygène dont ils ont besoin et rejettent dans l’atmosphère le CO2 dont ils se débarrassent ; les arbres font l’inverse rétablissant ainsi un équilibre.
Rien n’échappe à ce mouvement import-export qui traverse toutes les frontières.

L’ajustement de l’offre et de la demande est une règle de la nature qui fait fort bien les choses, quand l’individu en conscience individuelle ne vient pas bousculer l’homéostasie naturelle pour en tirer bénéfice personnel.
Quiconque se coupe de l’ensemble pour faire de son souhait, un dictat à suivre au mépris des pondérations ambiantes, prend le monde pour un terrain de jeu où les règles deviennent celles du « prendre plus. ».

L’offre et la demande doivent s’épouser dans une danse fluide et complice qui opère à l’infini sans que nul ne puisse faire sien, le décor dans lequel il évolue.
Seuls certains humains prennent au-delà de leurs besoins. Ils oublient de considérer la vie comme un souffle qui va et vient sans cesse. Privés d’air ils craignent de mourir, mais l’overdose est aussi mortelle !

Ce va-et-vient permanent entre extérieur et intérieur vient dire que nul ne peut se couper du milieu dans lequel il évolue ; ces échanges vitaux animent tous les plans de la manifestation et traduisent l’articulation fondamentalement solidaire des systèmes.
Il nous appartient d’accompagner ces mouvements harmonieusement à chaque respiration.

Que humons-nous sur les plans subtils et qu’offrons-nous en retour ?
Qu’entendons nous derrière les dits, les non-dits et que parlons nous en écho ?
Qu’accueillons-nous de notre essentialité et qu’en restituons-nous alentour ?
Dans l’interconnexion du vivant, chacun peut veiller au bon flux des énergies en soignant l’ensemble des échanges intérieurs et extérieurs sur tous les étages de compréhension et de sensibilité que nous objectivons.

Ainsi nous évitons les stases et les embolies qui entravent la fluidité des rapports que nous nouons et œuvrons à rétablir ou à perpétuer l’harmonie des justes relations.
L’import-export est une loi qui bien comprise, nous y conduit.

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