Incroyable !

 In La rubrique de Frédérique

 

Incroyable, tout est dit et pourtant nous n’entendons pas grand-chose. Tout est écrit, mais nous ne lisons qu’à l’aune de l’immédiat de notre compréhension.
Et si les mots ne disent pas la chose, ils la suggèrent ; ils abritent le potentiel à développer pour que nous entrions pleinement dans ce qu’ils portent d’invisible ou de caché comme un nez au milieu de la figure.

N’importe quoi ! Un nez au milieu de la figure, ça se voit ! Ben pas forcément ! Enfin si, ça se voit, mais il est tellement évident qu’il est là, qu’on l’occulte, qu’on regarde ailleurs. Les lunettes qu’il porte, les yeux qui le surmontent, le front qui se place sur son trente-et-un, la bouche qui sourit ou se mure dans une moue pincée ou affichée, bref il est des choses qui sont là, sous nos yeux, tellement évidentes qu’on les oublie ou qu’on s’emploie à ne pas les voir.
Et si c’est vrai pour un nez au milieu de la figure, imaginez un peu, pour un sens caché dans l’évidence d’une écriture !

Ainsi, sans le savoir, le mécontentement parle d’un possible contentement ; car le contentement est inscrit dans le mécontentement. Il est écrit noir sur blanc, mais nous ne nous attachons qu’au mé, m-é, qu’au préfixe, qu’à ce qui précise ce qu’il n’est pas, tout en le nommant. Il n’est pas là, pourtant il se voit ; ses lettres sont tracées et par la magie du mé, m-é, il disparaît de notre entendement. Mais si le contentement n’existait pas, s’il ne faisait pas partie quelque part de nos potentiels acquis, il ne saurait être question de mécontentement.
Sacrément malin tout ça, pas vrai ?

Incroyable ! juste pour dire que l’incroyable ne fait que souligner le croyable qui donne sens ou non-sens aux expériences que nous menons, en conscience ou en inconscience.
Et vlà l’inconscience qui entre dans la partie ; car si le in, i-n vient dire qu’elle est absente, il dit aussi, bien qu’elle ne soit pas là, qu’elle existe bel et bien, ailleurs. C’est ainsi que la conscience pointe le bout de son essence pour dire qu’en cas d’absence, il peut être important de la convoquer.
Là, c’est important qui entre dans la danse, mais lui, il est rusé ; il se présente sous un même air, mais il répond à une autre logique, celle de se montrer sans préfixe, sans pudeur, car s’il ne se voit pas il perd son importance. Faut pas s’enfermer dans une seule vision, sinon on y perd son latin.

Certains préfixes préfigurent ce qui cherche à se découvrir pour fixer dans les corps les consciences en mouvement, le croyable, le connaissable, le contentement et bien d’autres choses encore. De ces jeux de mots qui donnent à nos maux, leurs lettres de noblesse, surgit la carte à jouer pour avancer sur le terrain de l’expérience.
Incompréhensible ! mais non ; nos capacités sont plus larges que ce que nous pouvons imaginer. Et c’est à force de comprendre que le négatif n’est là que pour nous révéler le positif, que nous avançons en conscience, contents, connaissants, et pleinement croyants en l’art des mots, qui traduit en manifestation un véritable art de vivre.
Il n’existe pas de invivre, ni de avivre, car vivre n’a pas de préfixe privatif ; vivre est un art qui magnifie l’omniprésence de la vie, à chaque instant.
À suivre…

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