Jour de fête

 In La rubrique de Frédérique

Saint Amour se fête le 9 août par le commun des mortels qui, pourtant communément n’en fait pas une grande fête. Pauvre Amour qui passe inaperçu quand six mois plus tôt, Saint Valentin colonisait sans retenue les circuits commerciaux et demandait célébration.
Entre l’émoi spontané et l’apprentissage de l’amour, le long chemin d’une transformation, voire d’un bouleversement, car l’amour est un maître qui ne se dévoile que si l’on est prêt à s’y soumettre sans autre attente que celle de le servir et de le magnifier.

L’amour exige une attention de tous les instants à l’existant. C’est dire si nous sommes loin d’en saisir la nature et la puissance. À chaque endroit du temps et de l’espace, l’occasion de nous sentir en unité avec le Tout est accessible à celles et ceux qui savent s’inscrire dans l’universel sans chercher à le réduire à leur particulier. Ce changement de paradigme qui demande à chacun de s’offrir à l’ensemble est un renoncement que nous choisissons souvent d’éviter, tant il effraie. Renoncer à soi pour se fondre dans la substance même du vivant, n’amène aucun honneur, mais c’est à ce prix que l’amour avance, car alors nous en touchons l’essence et faisons croître l’unité.
L’avenir du genre humain nous y conduit pour peu que nous y participions, car il n’est pas futur à découvrir, mais réalité à créer ; c’est là que réside notre responsabilité.
Il est indissociable de l’avenir de la planète, de l’avenir du système solaire, mais si nous savons aujourd’hui que le Soleil ne tourne pas autour de la Terre, nous nous prenons toujours pour des nombrils du monde. La révolution copernicienne n’a pas encore déniaisé les consciences.

Si l’articulation de la cellule et de l’ensemble est écrite sur la feuille de route de l’humanité en chemin, nous ne savons pas encore décoder les pistes qui se proposent en permanence.
L’attention à l’instant est un acte d’amour qui demande d’oublier nos préoccupations et de nous départir de nos a priori, ces abcès d’ignorance qui coupent de toute possibilité de communier avec la vie.

L’amour n’est pas une occasion de se réjouir, c’est la joie même qui se laisse épouser. À défaut, nous sommes spectateurs d’un décor qui nous convient ou nous déplait, et restons extérieurs à l’œuvre de création ; nous ne faisons qu’y figurer !
Or, les figurants traversent l’écran sans réellement porter le message du film dans lequel ils tournent ; ils vont et viennent, s’activent sans connaître le sens du mouvement qui les agite.

L’amour n’est pas pressé, mais il est pressant de le reconnaître pour adopter sa vibration et contaminer l’atmosphère qui est notre bain commun ; ainsi nous pouvons venir à bout des kystes de violence et d’égoïsme qui comme des volcans de pus, polluent l’environnement dense et subtil.
L’avenir est à l’amour, mais pour aimer il faut apprendre à se détacher du personnel pour oser être particules d’ensemble qui donnent le meilleur d’elles-mêmes à l’entité qui les englobe et qui de globe en globe parle de cette globalité où l’Un existe au-delà de tout entendement.

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