Le scoop de la rentrée
Le scoop de la rentrée, c’est que le monde est bien fait.
Quoi ? diront certains.
Qu’est-ce ? diront d’autres. Le monde est bien fait, mais qui dit cela ?
Et là le risque de se perdre en conjectures selon la façon dont on le perçoit, croît à la vitesse des rumeurs qui sans cesse alimentent les opinions.
Se montre-t-il côté merveille ou côté horreur ? Mais ses merveilles comme ses horreurs ne sont que les expressions de qualités vibrantes sur un niveau ou sur un autre.
Le scoop de la rentrée, c’est que le monde est une magnifique organisation dont la tête pensante nous est inconnue, mais qui exprime à travers toutes ces manifestations une intelligence infinie à l’œuvre.
Et dans cette infinie intelligence offerte avec tant de naturel que nous ne savons plus la percevoir, nous prenons place au sein du monde, libérant nos désirs, nos incompréhensions, et abreuvant le quotidien de nos désastres physiques, émotionnels et mentaux.
Mais sur quel rivage nous sommes-nous embarqués ?
Comment embellir les berges de l’avenir en donnant aux fleuves de nos intentions de nouveaux possibles ?
Créateurs, nous créons et créons sans cesse, mais ce que nous créons généralement détruit.
En créant le progrès, nous détruisons parfois la planète.
En créant l’information, nous falsifions souvent la vérité
En créant des formes, nous occultons allègrement ce qui touche à l’essentiel.
L’humanité dans son ensemble accouche de nouveaux rivages, mais elle perd l’axe des justes relations. Elle s’enfonce dans un déséquilibre, une dérégulation qui intoxique l’économie, épuise les ressources et toutes les énergies que nous pourrions mettre au service du bien commun.
Le scoop de la rentrée, c’est que nous n’avons pas intérêt à tout bloquer, mais qu’il est urgent de chercher et de trouver ce que chacun peut penser et acter à son niveau pour débloquer la situation.
Ce n’est qu’en donnant le meilleur pour détruire les cristallisations auxquelles nous participons que nous serons en mesure de donner à l’humanité un nouveau visage.
Nouveau visage, nouveau virage, nouveau rivage, nouvelle vie à concevoir que l’automne nous propose de mettre en œuvre et d’accompagner sur les rives du bien commun et non sur celui des multiples biens particuliers qui s’affrontent et nous corrompent.
Le scoop de la rentrée, c’est qu’en choisissant le préférable pour le plus grand nombre, nous détruisons progressivement les murs du séparatisme et nous nous offrons comme acteurs du changement.