T’es marmotte ou insomniaque ?
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T’es marmotte ou insomniaque ?
Tout dépend du plan sur lequel on se place, car on peut flirter allègrement avec l’insomnie dans les nuits de l’apparence, tout en étant une vraie marmotte du point de vue de la conscience !
Eh oui ! à trop dormir, on risque l’ankylose ou la fossilisation.
De quoi sont donc faits nos jours et nos nuits ?
De conscience, ou d’inconscience ? De peur ou d’espoir ? De critiques ou de gratitude ? De possibles ou d’impossibles ?
Quand on dort, on s’absente sauf à pratiquer le rêve lucide, évidemment. Quand on dort, on est à côté de ce qui se propose, à côté de ce qui demande à être compris par-delà le paraître. C’est ainsi qu’une tuile qui s’invite sur un certain plan peut être une formidable opportunité d’évolution, une fois la situation dépassée.
À ne s’attacher qu’à l’apparence, nous vivons en mode marmotte.
En mode marmotte savante, en marmotte intelligente ou en marmotte sans opinion, ce qui in fine, est préférable si l’on ne veut pas diffuser sur les réseaux des pseudos compréhensions qui ne s’arrêtent qu’à l’écume des choses.
À quoi conduisent nos insomnies ?
Mais à quoi conduisent nos endormissements ?
Qui et que servent-ils ? Voilà une façon de revisiter l’éternelle question être ou ne pas être !
Être au monde, mais à quel monde ?
Si nous voulons ne pas être un pion sur l’échiquier, mais un coopérant sur le chemin du mieux que nous sommes appelés à fouler, mieux vaut être insomniaque que marmotte. L’un est chemin de conscience, l’autre voie de l’inconscience.
C’est parfois plus facile d’être marmotte ; on peut rejeter la responsabilité de ce qui arrive sur autrui et ainsi se dédouaner de l’effort qu’il faudrait faire pour résoudre une problématique ou la transmuter.
Chaque fois que la conscience est endormie, nous sommes au point mort ; le mouvement d’évolution n’a pas encore enclenché la première. Cependant, l’insomnie n’incite pas forcément à rouler en 5e ; elle propose d’adapter sa vitesse aux circonstances, pour en pénétrer les causes et en extraire la substantifique moelle.
T’endors pas sur tes lauriers, c’est la meilleure façon de perpétuer l’inertie et d’ajouter de la lourdeur à la lourdeur du monde. C’est en restant éveillés que nous avançons ; à défaut, nous rêvons, croyant dur comme fer à notre progrès, bercé et berné par les récits de nos multiples songes.
Dans les mondes intérieurs, l’insomnie est un atout.
Dans les mondes extérieurs, elle est un symptôme et nous voyons ainsi quand nous sommes éveillés qu’un même mot peut prendre de multiples sens selon le contexte dans lequel il existe. C’est cela être insomniaque ; ne pas se laisser endormir par les définitions, les savoirs et les déjà compris.
Si l’on n’entend derrière ce mot que la difficulté de nos nuits d’apparence, nous restons étrangers aux envers du décor qui de jour comme de nos nuits nous invitent à en pénétrer les mystères.
Eh oui, selon les contextes, une chose peut apparaître sous l’aspect de son contraire.
Alors veille ou vigilance ? Ben ça dépend, faut voir, faut creuser, faut chercher à comprendre !