Ne pas ajouter d’horreur à l’horreur

 In La rubrique de Frédérique

 

 

Rien ne va plus ! et pourtant les jeux ne sont pas faits.
Ce qui s’écrit sur l’écran du monde expose nos égoïsmes en tous genres et notre nocivité sans fard.
Rien ne va plus et chacun hurle dans son coin ses besoins, ses peurs, ses désirs de puissance ou ses impuissances en criant vengeance, parfois avant même l’éprouvé d’un véritable tourment.
Des alliances se nouent dans des stratégies de pouvoir et de domination ; chacun, chaque nation montre sa force et ses appétits de conquête sur les plans physique, économique, géographique ou idéologique. Chacun revendique ses droits pour justifier toutes les zones de non-droit qu’il nourrit pour asseoir son confort.

Le tableau international effraie ; l’état du monde réveille des « plus jamais ça » dans les consciences qui cherchent à frayer un chemin de paix, de reconnaissance et de respect au sein des atrocités qui parsèment le quotidien de nombreux contemporains.
À nous de ne pas ajouter de l’horreur à l’horreur, en alimentant le fiel de nos pensées et de nos opinions condamnantes. Cela ne signifie pas accepter l’inacceptable ou opter pour des intérêts partisans, mais chercher à faire croître la part d’humanité dont chacun est porteur.
Éradiquer celles et ceux qui sèment la terreur, la haine, le mensonge n’est qu’une solution de surface. Ce sont les graines de terreur, de haine, de mensonge qu’il s’agit de génétiquement modifier pour donner aux paysages de demain des couleurs de plus grande harmonie.

L’abolition de la peine de mort est une avancée de conscience, celle de l’irrespect ; une voie qu’il revient à chacun, chacune d’emprunter pour quitter les retranchements et les guets offensifs.
Laissons les jeux de guerres, dégageons les pensées assassines qui nous traversent parfois, cessons de vouloir surpasser l’autre, les autres ; oublions d’alimenter la critique pour mieux les déconsidérer ou les couvrir de rumeurs déloyales. Le tableau ambiant est suffisamment sombre pour ne pas avoir à le charger davantage.

Nous sommes encore souvent des assaillants de la paix et nous guerroyons, y compris installés confortablement dans nos canapés, chaque fois que nous énonçons des jugements colorés de violence. Si nous voulons pacifier le monde, pacifions nos intérieurs, pacifions nos relations, pacifions nos réactions, pacifions nos paroles face aux événements et cherchons à ensemencer la Terre de graines d’adelphité.

Fortifions l’idée et le vécu de la communauté, là où croit le communautarisme
Fortifions l’idée de solidarité, là où croit le chacun pour soi, fût-il étatique.
Fortifions la reconnaissance de l’autre, là où croit le désir de l’annihiler.
Fortifions l’amour, là où se répandent la peur et la séparativité.
C’est ainsi et seulement ainsi que nous n’ajouterons pas d’horreur à l’horreur.
C’est ainsi que nous pouvons concourir à l’avènement de la paix sans en tirer gloriole, car la gloriole est encore une expression de la séparabilité et de la compétition.

Qui que nous soyons, où que nous soyons, construisons l’avenir, car si rien ne va plus, les jeux ne sont pas faits, et c’est à nous de jouer !

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