Nouveaux rivages
Souriez, vous êtes filmés ! Non pour paraître ou pour l’instantané d’une photo de classe, mais parce que vous êtes pris dans le film de l’existence et qu’ainsi vous pouvez en apaiser l’ambiance.
Souriez plutôt que de pester.
Souriez plutôt que de critiquer.
Souriez plutôt que d’en vouloir à tel ou tel, car l’état du monde appelle l’ensemble des bonnes volontés à colorer les plans subtils de plus de paix pour voir celle-ci triompher dans le champ de nos environnements.
Le climat international résulte de nos états de conscience, et chacun, chacune peut apporter sa nuance dans le grand champ relationnel qui s’affiche à l’échelle de la planète. L’ensemble des rancunes, des rancœurs, des revendications, des jalousies, des orgueils, des désirs de domination, des appétits de puissance et des projets de vengeance se soldent par de multiples cruautés et ternissent notre humanité en justifiant les guerres, les coups bas qui nourrissent les spirales de l’horreur et de l’exclusion.
Il est temps de dire stop et de reconnaître notre part de responsabilité dans cette ambiance délétère qui nous interpelle, nous navre, nous passionne ou nous indiffère sans que nous cherchions pour autant à concevoir un plan de révolution des consciences. Car c’est bien à une révolution des consciences que nous sommes appelés, si nous voulons voir le monde s’engager dans une ère de plus justes relations.
Or, ce n’est qu’en optant pour le bien commun, ce n’est qu’en s’engageant à servir le meilleur pour notre environnement proche et lointain, ce n’est qu’en renonçant à nos égoïsmes, à nos prés carrés, et aux privilèges qui nuisent à autrui, que nous créerons une atmosphère propice à l’entente.
N’attendons pas du voisin qu’il s’y engage le premier et commençons dès aujourd’hui à nourrir le bien commun. C’est quand nous serons suffisamment nombreux à donner le meilleur de nous-mêmes à plus grand que nous que l’ambiance contaminera celles et ceux qui choisissent encore leur bien propre au détriment des autres.
Mais, ne les blâmons pas, c’est entretenir le séparatisme ; ne râlons pas, c’est colorer l’ambiance de négatif ; ne subissons pas, mais investissons-nous dans cette révolution des consciences dont les effets n’apparaîtront pas immédiatement, car ils demandent que les rangs des hommes et des femmes de bonne volonté croissent pour se manifester.
Pour cela, identifions tout ce qui sépare, cherchons à construire les ponts qui relient les individus, les groupes, les nations ; marions nos différences et nos complémentarités ; nous sommes riches de multiples possibles en passe de se révéler et c’est transformant nos consciences qu’ensemble nous atteindrons les rivages de l’altruisme et donnerons à l’humanité un nouveau visage.