Pas si simple !

 In La rubrique de Frédérique

 

 

Ne te demande pas comment venir en aide à tes semblables, sois ! sois simplement présent à ce qu’il t’est possible d’actualiser pour le mieux commun. À trop s’attacher aux détails présumés de sa mission, on s’enferme dans un « quant à moi » qui oublie qu’il est outil de l’âme et non initiateur.
Cela ne signifie pas qu’il n’initie rien, tant s’en faut ; dans le quotidien il y va allègrement à coups de têtes de chapitres, de surlignages qui balisent le terrain de ses expériences et il espère avec ardeur voir germer le bénéfice de ses pensées, de ses paroles ou de ses actions.

C’est ainsi que le « quant à moi » navigue entre mégalomanie et mélancolie, orgueil et détestation de soi, bonheur et insatisfaction en goûtant parfois chacune des nuances qui mènent d’un pôle à l’autre, s’enflant si démesurément qu’il en oublie toute notion de service. Mais quand il réalise qu’il n’est qu’un vecteur de ce qui s’initie à travers lui, que c’est là qu’il est attendu, il cesse de vouloir engranger les bénéfices de ce qu’il délivre, car il sait que cela ne lui appartient pas.
Mais, difficile de ne pas s’attribuer le mérite de ce que nous offrons, bien que nous soyons fort méritants d’être arrivés jusque-là. Quand l’outil est forgé, il peut servir au mieux… mais la forge n’est pas le forgeron.

Alors, tout ça pour ça !
« Quant à moi » se plaint et peine à masquer son désenchantement. Mais pas de jérémiades, pas de lamentations de ne pas être plus ! ça ne permet pas d’œuvrer à l’amélioration.
Toutes ses plaintes focalisent l’attention sur lui. À trop s’attacher aux résultats présumés de sa mission, il circonscrit sa vision à l’aune de son nombril et s’enferme dans l’îlot de son moi qui, jamais ne sert l’embellie collective.

Comment offrir le meilleur dans la plainte ? Comment regarder le monde dans la plainte ?
Elle est un point de vue nombriliste qui s’énonce en circuit fermé. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, la satisfaction emprunte le même chemin ! Elle le concerne ou concerne les cercles proches, mais ne met pas pour autant en lien avec les autres.

Mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade, certes ! Mais à ne vivre que pour soi-même, on est pauvre en âme, pauvre en unité, pauvres pêcheurs séparés de l’abondance, de la reliance essentielle entre tous et tout.
Or, à ne voir le monde que d’un point de vue séparé, on entretient les guerres ; à se vouloir plus que les autres, on entretient les guerres ; à prétendre avoir raison envers et contre tous, on entretient les guerres, mais à ne plus rien souhaiter on court le risque de démissionner si l’on ne se consacre pas sur une volute supérieure de la conscience à servir le bien commun libéré de toute attente pour le soi séparé.
Dès lors, quant à moi, ne s’attache plus à ses états de service, il sème, l’air de rien, les graines d’unité qui permettent à une ambiance de paix d’envelopper la Terre.
Pas si simple, mais pas non plus si compliqué ! À nos cultures…

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