Rien à faire

 In La rubrique de Frédérique

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Rien à faire ! Le temps passe et sème dans l’espace invisible qui crée le lit de l’existence, les pousses de karma qui germent des graines de divers attachements. Ainsi nous avançons dans le fatras de nœuds, lacés avec noblesse ou sauvagerie, à la recherche de l’amour.

Rien à faire, nous n’y échappons pas. Et dans ce grand ballet communautaire, nous découvrons les réalités de ce qui lie ou de ce qui aliène. Entre les deux, nos cœurs balancent, l’une rend libre, léger, responsable ; l’autre plonge dans la mer du personnel et des goûts fluctuants du quotidien.
Selon la nature des passions qui nous agitent, la capacité de don qui est la nôtre, l’importance que nous nous accordons ou la joie d’être qui nous habite, l’amour se pare, se grime et brille de mille feux. Les uns et les autres ensorcellent, mais les visages que dessinent les flammes de l’incarnation sourient, attirent, effraient, répugnent, réchauffent et éclairent in fine le sens occulte à découvrir.

L’humain a cru au divorce de la tête et du cœur, car il ignorait leurs natures profondes ; mais si le cœur a des raisons que la raison ne connaît pas, c’est qu’il résonne sur une note d’unité qui refuse de passer au tamis des critères raisonnables d’une morale datée.
Le cœur a des raisons qui foudroient les normes de l’avoir et de la possession, il se faufile masqué pour laisser poindre au grand jour l’amour du genre humain, l’amour sans attachement, l’amour qui unit et permet au mental d’exister.

Enfin se profile à l’horizon, la réconciliation de la tête et du cœur.
Leurs incompatibilités passées dataient de nos méconnaissances, du temps où tête et ratio, amour et passion se fondaient dans les définitions sibyllines des penseurs d’une époque. La passion ligote, emprisonne et épouse la souffrance, l’amour libère des liens qui attachent pour retrouver l’unité.
Rien à faire, c’est à nous de construire le pont qui relie l’essence et l’existence pour porter au cœur même de l’incarnation, l’unité que nous connaissons en amont.
Rien à faire, nous n’y échappons pas, mais pour trouver la force et le chemin qui mène au détachement, il faut aussi accepter de n’avoir rien à faire, afin d’entendre la voix du silence qui susurre à notre oreille la plénitude de l’amour qui cherche à s’imposer.

La tête retrouve alors ses lettres de noblesse ; en reliant les mondes subtils et manifestes, elle crée l’unité qui dévoile l’amour. Un amour dénué de tout attachement qui œuvre sans limites, au bien commun.
L’humain qui allie la tête et le cœur offre son service au monde et à la collectivité ; débarrassé des oripeaux du personnel, des désirs, des rancœurs, des rancunes qui sont des vestiges d’attachement, il emprunte le chemin de la libération qui permet aux chameaux de passer par le chas d’une aiguille.

Ainsi va l’amour, léger, libre, omniprésent ; il est de tous les mondes grâce au liant du mental affranchi de toutes ses vieilles aliénations.
Rien à faire, nous n’échappons pas aux étapes de cette grande épopée terrestre et c’est en acceptant de n’avoir plus rien à faire que nous voyons se dessiner la fin de la mission.

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