Sauvons-nous

 In La rubrique de Frédérique

 

Sauvons-nous, car on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Sauvons-nous, mais pas par intérêt personnel, sauvons-nous les uns les autres pour construire des lendemains plus aimants, sans attendre que d’autres le fassent à notre place.
Sauvons-nous de tous les crashs qui se proposent et rejoignons dans nos crèches intérieures l’espace qui, à l’abri des assauts multiples, accueille et attise la lumière qui cherche à poindre.

Ça crashe dur à l’extérieur, et chacun se retrouve face au rempart des séparatismes, droit dans ses bottes qui ne servent plus à rien, car l’horizon est bouché par un mur de lamentations qui rend toute avancée illusoire.
Sauvons-nous, non pour nous mettre à l’abri dans un coin secret en nous protégeant de tout ce qui nous entoure, non non !
Sauvons-nous de notre égoïsme en offrant le préférable dont nous sommes vecteurs.
Sauvons-nous de notre orgueil en réalisant ce que nous devons aux autres.
Sauvons-nous des lourdeurs multiples pour alléger l’air ambiant.
Ça crashe partout ! ça vient dire que rien ne va plus et que ça n’ira pas mieux si l’on continue à faire du même, à vouloir pour soi avant de vouloir pour l’ensemble, à réagir avant de penser, à soigner sans chercher à guérir.

Dans l’espace intérieur, le berceau de la lumière attend que nous cultivions de nouvelles visions pour donner au monde un air de plus grande adelphité.
Nous cheminons ensemble dans le mouvement initié par la Terre dont nous oublions la course perpétuelle ; nous respirons conjointement la même atmosphère et nous continuons souvent à nous considérer comme des centres du monde alors que nous sommes tous embarqués sur le même bateau.

Cessons de penser que le deuxième pont est préférable à la cale, car quand le bateau coule, tout le monde est logé à la même enseigne.
Sauvons-nous les uns les autres, c’est une belle façon de sauver le monde, de se reconnaître et de réaliser que nous ne sommes rien les uns sans les autres.
Sauvons-nous en cessant de râler, de critiquer, de dénigrer, de vouloir plus que le voisin, la voisine, ou l’autre quel qu’il soit.
Sauvons-nous en oubliant notre propre salut, en voyageant léger aux pays du partage et en ne cherchant plus à prendre plus qu’il ne faut.
Sauvons-nous en aimant, en donnant, en éclairant, en remerciant.

C’est, au fin fond de la crèche, un message qui a été déposé il y a longtemps, mais que nous pouvons aujourd’hui relayer pour venir à bout des crashs et des cracks qui secouent la planète.
Dans l’intime de nos grottes, de nos intériorités, de nos cœurs, l’amour est là. Offrons-en les effets aujourd’hui, mais aussi tous les jours qui vont suivre. Offrons-nous le meilleur les uns aux autres en portant le flambeau du bien commun et en regardant ensemble dans une même direction.

C’est simple sur le papier, mais en vrai, ce n’est pas vraiment compliqué, faut juste choisir de s’y atteler et se soutenir pour y arriver.
Ben, y’a plus qu’à …
Osons ensemble et en particulier donner à tous et à toutes le meilleur dont nous sommes capables.
Rien de tel pour nous sauver.
Joyeux Noël.

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