Tais-toi, écoute et habite le silence

 In La rubrique de Frédérique

 Le silence est l’incréé des mots, la source à laquelle le mental se désaltère.
Chérir le monde c’est écouter dans le haut lieu du silence, les fréquences des mondes subtils et leur permettre de gagner la Terre à travers nous. Rien de moins, mais rien de plus !
Et dans ce sas d’équilibre, il n’y a pas place pour la cohorte de priorités, de désirs et d’opinions personnelles. L’or du silence exige de laisser à l’extérieur tous les virus de la manifestation pour se consacrer à l’essentiel en passe de se découvrir. La paix du silence imprègne et ne s’imprègne que si nous sommes, nous-mêmes silencieux.

La guerre des mots, des avis, des intérêts, les combats pour, contre, les conflits ouverts, larvés, conscients, inconscients doivent se taire pour entendre au-delà de l’audible la version qui s’élabore dans le creuset de l’essence. Ainsi, nous gagnons le royaume où se cultive le verbe penser.

 Penser, c’est initier un chemin qui mène à demain. C’est entendre au cœur du silence, une note qui, une fois perçue, dessine un plan, l’habille de mots qui disent, qui se lisent et donnent corps à un récit d’existence.
Penser initie de nouveaux possibles. Possibles inédits pour tous ou pour quelques-uns, possibles pour soi-même, qui se dévoilent au fil des phrases qui les spécifient.
Initier n’est pas balbutier, mais impulser un mouvement, une poussée qui ébranle, dégage de nouveaux passages par lesquels, cycle après cycle, les mots introduisent dans la manifestation, des graines d’avenir. Semences permanentes qui germent dans l’espace du non-dit, de l’encore en suspens, pour accompagner le secret jusqu’à ce qui se crée.

Penser c’est oser suspendre le temps, pénétrer son espace et rester disponible à l’aventure intérieure qui abrite l’origine de toute réalisation.
Penser est le propre que l’homme doit acquérir, pour gagner ses lettres d’autonomie, découvrir et éclairer de nouvelles voies de compréhension et de cohésion, car c’est en pensant plus large, plus loin, plus collectif que nous servons la Vie.
Penser dit oui, car nul ne peut initier quoique ce soit par un non primordial. Le non est consécutif, il est réactif, il vient prendre place sur ce qui existe déjà.
Le mental dans son éminence, dit oui, et parce qu’il dit oui, il s’engage, traduit, développe et invente ce qui permet à l’inédit, à l’impensé, de se laisser découvrir par des mots qui donnent poids aux idées personnelles, collectives, nationales ou internationales.

L’idée ne résulte pas d’un lancer de dés. C’est une dictée vibratoire qui s’écrit dans le mental humain pour que nous percevions et accompagnions une part plus claire d’Esprit sur Terre. Car l’homme a de l’esprit quand il cesse de courir tête baissée vers un but trop personnel, trop belliqueux, trop impulsif.
L’impulsion initie la création quand l’impulsivité se fait réaction à un vécu particulier qui plaît ou qui déplaît.

Ainsi, l’impulsion à aimer est l’impression à accueillir, à acquiescer, à développer, à habiter, pour accompagner ce qu’aimer veut dire. Elle exige présence, engagement et détermination pour qu’ensemble nous accouchions d’un monde meilleur, après l’avoir pensé.
Mais attention, l’impatience perturbe le silence !

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