Toi et moi, mais pas toi ou moi

 Dans La rubrique de Frédérique

 

 

Si tu regardes ce que vit l’autre sans te demander ce que cela te fait, ce qui te plaît ce qui te déplaît, tu ne peux que saluer son courage.
Si tu regardes ce que fait l’autre à l’aune de tes attentes, tu vois ce qui te plaît, ce qui te déplaît, tu juges, tu compares, tu attribues de bonnes ou de mauvaises notes au gré de tes a priori.

Si à chaque instant nous considérons nos semblables comme des semblables et non des différents, comme les parties d’un tout qui nous contient et sans qui nous ne serions pas, nous réalisons que nous sommes tous de dignes acteurs d’un plan qui nous dépasse.

Des semblables dissemblables, des mêmes différents qui invitent à mettre l’accent sur le semblable et non sur le différent pour que le différent ne se mue pas en différends qui nourrissent l’exclusion.
Nous sommes tous et toutes, des travailleurs en apprentissage. Certains sont appliqués, d’autres brouillons, certains traînent les pieds, d’autres sont pressés, mais tous participent au même œuvre et l’œuvre ne sera complète que lorsque chacun aura accompli la part qui lui revient.

Regardons-nous comme des êtres en chemin, pas comme des frères ennemis.
Regardons-nous comme porteurs des mêmes qualités fondamentales qui émanent du Tout, et jouons au mieux notre note pour former des accords qui cherchent l’harmonie.
Tant que tu considères l’autre comme un supérieur, un inférieur ou un extérieur, tant que son attitude t’indispose, car elle ne correspond pas à tes critères, tu ne le reconnais pas vraiment. Tu ne le vois qu’à travers les filtres de tes appréciations.

Mais pas de panique !
Voilà, une occasion rêvée pour observer les jugements, les idéaux que tu cherches à imposer pour que l’autre soit conforme à ce que tu estimes devoir être. À défaut, tu cherches à l’annihiler pour le remplacer par un clone de toi-même.
Tant que tu n’acceptes pas la différence, tu convoques l’autre à devoir te ressembler, tu l’invites sur ton terrain sans chercher à reconnaître ce qu’il est, car tu ne sais pas encore ce qu’aimer veut dire. Aimer invite à découvrir une situation, un autre particulier ou collectif pour concourir à des unions engendrant des expansions vibratoires, même si cela ne se voit pas. L’amour est une aventure qui se vit et transforme progressivement au fil des rencontres du semblable et du différent.

T’es pas comme moi et c’est tant mieux.
T’es comme moi et c’est tant mieux.
On est semblable ou différent et c’est tant mieux

Quatre lettres forment notre code génétique, quatre lettres identiques qui se mêlent dans de multiples combinaisons pour donner à nos semblances, comme à nos dissemblances, un air de particulier sur une trame universelle.
Quatre lettres se déclinent en variations qui invitent à voir ce que nous sommes, des humains en chemin constitués des mêmes fragments qui inscrivent dans le cœur de nos cellules la marque profonde de notre adelphité.

Toi et moi, toi comme moi, ce n’est pas toi ou moi, c’est juste une invitation à accomplir consciemment la mission pour laquelle nous sommes incarnés : nous reconnaître, nous aimer pour être passeurs d’unité.

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