Tout est choix

 Dans La rubrique de Frédérique

 

Tout est choix, même le non-choix
Qui se croit sage de rester sur des positions sans jamais les revisiter, qui ne s’engage pas pour éviter de se fermer une éventualité, au nom d’une hypothétique liberté, s’égare.

Ne pas choisir pour ne pas se tromper
Ne pas choisir pour ne pas vexer
Ne pas choisir pour ne pas s’engager
Ne pas choisir, ce n’est pas avoir une vision globale qui incite à ne pas prendre parti, non !
Ne pas choisir c’est une façon de ne pas être concerné.

Indifférent à ce qui se passe, inféodé à un passé, indécis quant à ce qui pourrait arriver, le « pas concerné » qui cherche à se protéger n’a rien à voir avec le « pas concerné » qui se trouve au-dessus de la mêlée.
Au-dessus de la mêlée, sur le promontoire de la pensée où la vision se donne en incluant les devenirs, les choix s’imposent comme des évidences qui pensent collectif et non particulier.
Mais, sur le terrain de l’habitude, quand les choix suscitent questions, réponses, envies, doutes et peurs en tout genre, l’option « ne pas choisir » vient nourrir un refus d’investir un futur différent d’hier.

Or choisir permet d’avancer, de ne pas faire de surplace en campant sur un « je ne sais pas », un « je ne vois pas », un « je ne me décide pas » à faire un pas qui risquerait de déstabiliser un bancal « pas si mal » dans lequel il arrive qu’on s’installe.
Choisir un « pas si mal » plutôt « qu’un mieux possible », même si ce dernier ne donne aucune garantie de « mieux-être », c’est choisir par défaut un non-choix dont les conséquences sont parfois mortifères.
Car ne pas choisir de s’engager dans le devenir du monde est un choix ; un choix qui protège d’un effort à fournir sur un plan, sur un autre ou sur divers plans à la fois.

Or se protéger de l’effort, au bout du compte c’est se protéger de toute évolution.
Se satisfaire des acquis pour ne pas aller au-delà, c’est se transformer en momie de la conscience qui entrave les avancées collectives.
Et si d’une certaine façon, ne pas choisir est impossible, il convient de comprendre que ce sont nos choix conscients, inconscients, assumés ou répudiés qui colorent l’ambiance du quotidien.
Choisir est parfois un casse-tête, c’est aussi une occasion de mourir à ce qui s’avère obsolète.
C’est s’engager dans une voie d’ouverture pour partir à la découverte de nouveaux échanges et de nouvelles façons de relationner.

Alors, choisissons le meilleur en nous-mêmes pour qu’il s’exprime et rencontre les meilleurs qui l’entourent. Voilà de quoi nourrir le quotidien de partages heureux pour la communauté.
Oublions les choix égoïstes, individuels, nationaux, toujours partisans pour choisir de défendre le bien commun. C’est ainsi que nous pouvons choyer l’humanité pour lui inspirer et nous inspirer des choix toujours plus judicieux.

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